‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 16 sur 203 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DÉLY.

Je ne me laisserai point séduire par les éloges que ces hommes intéressés donnent si facilement. ; eh ! combien de fois ai-je été forcé de reconnaître U fausseté de leurs récits ! mais aussi , quelle bar-

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barie d^assujëtir à de {>âtieilles humiliations un sexe faible et rempli d'â^pai», un sexe qui fait le bonheur de nos jeunes années , la consolation de nos vieux jours ; ah ! combien sont plus sages , ou plus heureux , les peuples dé l^Ëurope , qui ne rougissent point de tomber aux genoux de ces êtres enchanteurs » qui savent les vaincre sans jamais leur commander , se disent leurs esclaves , et finissent bientôt par leur dicter les lois, les douces lois de Tamour et du plaisir... Femmes ! femmes! objets séducteurs et dangereux!... ah! je le sens!... je puis vous craindre , mais je ût cesserai jamais de vous aimer.

AIR

Sexe charmant , j'adore ton empire j Mon bonheur est de té céder, L^amour ne peut se commander :

Mais heureux celui qui l'inspire ! ( bis.) Ah! quel doux momens pour un cœur, Eprîs d'une vive tendresse , De voir Pâtne de sa maîtresse Partager sa briilante ardeon Qui ne connaît pas cette ivresse N'a jamais connu le bonheur!

Sexe charmant, etc.

S'il faut encore être séduit par toi,

Sexe inconstant, que j'aime à la folie!

Âh! j'y consens , ( bis.) trompe encor^ troitipë moi,

Mais fais durer l'erreur toute ma vie.

Sexe charmaiit, etc.

Elle tarde bien à paraître... Mais la voici.

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