‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 19 sur 203 · SCÈNE XTI · texte numérisé non relu

SCÈNE XTI

LES PREGEDENS , IBRAHIM y soutenu par deux muets.

SEin.

Oui , un danseur qui vous arrive.

IBRAmM.

£h bien ! Seid ^ as-tu réfléchi P...

4a GULNARE,

DELT , à Seid.

Que reut-il de toi ? quel peut être son dessein ?

/ GULNARE , ht Seid.

Dély souffrira-t-il qiie ce vieillard insensible ?

SEID y à tous deux.

Soyez tranquilles.

OSMIN , à part.

Elle rie pense qu*à Dely , mais je saurai l'en punir.

SEID j à Ibrahim.

Il n'y à rien à faire ici pour vous , respectable Ibrahim , je suis (ihargé d'offrir , de cette jeune personne; (Fixant Dély.) six cents... huit cents... douze cents sequins;

IBRAmMi

Et quel est rinsensé qui les donne?

DÉLT»

Moi.

iB&Amii.

l^ardon, seigneur Dely... si j'avais su. . •

DÉLY.

Je vous dispense des excuses... vous ne pouvez m'offenser ^ laissez-nous.

SEID

Oui , Seigneur y s*il vous plaît ^ kâssez-nous.

GUIiHAIlE y k part.

Je brûle de le toit* s^éloigner ...

OPÉÉ A-COMIQUE. 43

OSMIN j arrêtant Ibrahim.

Et moi je veux qu'il reste ; cette esclave m'appartient , et c'est à lui que je la vends,

fBRAmM.

A moi?

ENSEMBLE

OSMIN, à Ibrahim.

Oui , c'est à loi que je la venAs^ A toi t je t^eu fais la promesse.

IBRAHIM

Quoi! c'est à moi que tu la vends .^ Pour ciuq cents sequins?

OSMIN, lui remettant Guinare.

Pour cinq cents, Oui , c'est à toi que je la vends, A toi... je t'en fais la promesse ; Oui , c'est à toi.^ oui , pour cinq cents.

IBRAHIM

Aie... aie— à moi... Bon , je t'entends^, Je t'en fais mes remcircîmens...

Mais , mon cher , moins de palitesse« Elle m'appartient , mes enfans , Je vous ai gagnés de vitesse.

DÉLY, à Seid.

Quoi ! c'est à lui que le marchand?...

SEID, bas.

Il veut la punir sûrement!

GULNARE , à part

Quel prix , hék»! pour ma. tendresse !

Cruel Osxniti... injuste amant!...

OSMIN i à part.

Je vi«ns de pmiir ïa'traîtresse.

U GULNARE

DÉLT.

Le sot, l'imbécille marchand.

Il la donne k ce vieux ayare.

SEID

Il me raine en ce moment, H 1 En la donnant à cet avara^

S / IBRAHIM

g \ Le sot , rimbëcîlle marchand , ^ 1 Une telle folie est rare.

GULNARE

Que puis-je faire en ce moment ^ Oh! trop malheureuse Gulnare,

OSMITÏ.

Je cède h mon ressentiment.

DÉLT.

^on, non, non, je veux Gulnare»

SEID

H 1 Non, non, non, il s'égare.

à J IBRAHIM.

^ \ Bon, bon, la sottise est rare*

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