S I OSMIN
Non, Dély n^aura point Guloare.
GULT7ARE.
Le désespoir de moi s'empare.
DÉLY ET SEID , à Osmin.
Quoi ! c'est à lui que tu la vends.
OSMITÏ.
Oui, c'est à lui que )e la veùds.
TOUS
A ce vieillard , goutteux, bizarre, A ce brutal , à cet avare.
OSMIN , en colère.
A ce vieiUard, goutteux, bizarre,
A ce bratal, à cet avare;
Lui seul , lui seul aura Gcohiare.
IBRAHIM
Je te fais mes remercimens , Mais laisse-là tes complimens ^ Ils ne font rien à notre affaire.
TOUS, à part. OSMIK.
Ah ! cet homme a perdu le sens. Je sais bien vengé , je le sens.
SEID , bas à Osmin.
£t la prison de votre père!^...
OSMlN^lNiaàSeid.
Voici de quoi sauver mon père , La mort après finira mes tourmens; Oui , oui y la mort je la préfère , A ce qu'en ces lieux je ressens.
BELY, bas.
Est-ce délire 9 est-ce folie?
Je sens que la jalousie...
GULNARE, à part.
Est-ce amour, est-ce jalousie?
TOUS
Que faire en ces cruels momensf
OSVIN.
C'est l'amour , c'est la jalousie...
Que j'éprouve d'affreux tourmens I
DÉLY, à Seid.
Seid, que £adre en ces momens?...
Cher Ibrahim , je t'en conjure...
IBUAHIM, sans écouter, ezaminaiit Gulnar».
J'aime beaucoup cette figure...
BÉLT, à Ibrahim.
Si ton cœur peut être touché..*
IBRAHIM , sans écouter.
Je suis fort content du marché.
DÉLT.
Il n'est rien que je ne te donne...
46 GULNARE
IBRAHIM , sàxa écouler.
Aimable et charmante personne !
DÉLT.
Ces esclaves, ce diamant?
Ce palanquin , tout k l^instant , Tout est pour toi.
IBRAHIM , devenu fllus attentir.
Pour moi! comment , Ce palanquin , ce diamant ?
DÉLT.
Tout est à toi dans l'instant même ,
Si tu cèdes en ce moment
Celle qui m^enchante , que j^aimsi
IBRAHIM, à lui-même.
Ce palanquin , ce diamant ^ Et jusqu'à ces esclaves même !
Vous me touchez infiniment^ ( A Dély.)
Je ne veux point, j'en fais serment.
Affliger un homme que j'aime ; Je vous la cède au prix coûtant.
DÉLY,
Elle est à moi! dieux ! quel momcnl !
TOUS
Elle est à lui! )
Je suis à lui ! j ^^"^ • ^^^ momcnl !
SEID
Ah ! comment ?
f IBRAHIM.
Quant aux cselaves^, aii diamant^ Un refus quelquefois offense.
Taccepte donc votre présent.
Mais , d'honneur, c'est par àéfértmcc*
SEtSK
Il vous la cède au prix coètam;
Quoi ! c^est Dëly qui la possède , Et c'est par moi qu'ils sont unis.
IBRAHIM
Comme il est dupe! ah ! je lui tède ^ 1 Tout mon séraîî à pareil prix.
M \ i)oux itiomens! oui, je la possède 4 )|^ I Et tous mes vœux sont accomplis*
GULI^ARE.
L'espoir à la douleur succède , Amour, tons mes vœux sont i'etnplis:
SEID
Maigre Im , Dély ta possède , Il en enra^ , d moi j'en ris;
J^ai le palanquin !... Oh ! c'est charmant , Et la bagne aussi I.u Mais c'est charmant; Et tous ces messieurs!... Oh! c'est charmant.
( Il Ta teiîr le palanquin et s'y assied.) On est là fort hitxky âur ma foi , Allons, jouez, amusez-moi.
(Ib jouent un air triste.) Et bien donc! plus gaiement ;
( Us le secouèht pour s*amuser à ses dépens.) Et portez-moK*. Plus doucement; Aie! aie? phis doucefÉiènt!
TOUS ^ excepté OsmÎB et Guhiare.
Dans le palanquin il est charmant , Ouel air de noblesse ! il est charmant.
^ I Bien... encore un tour. Oh! c'est charmant.
^ I GULT7ARE.
g / Ce pauvre Osmin ! ah ! quel tourment.
^ \ Hélas ! il pleure en ce moment.
OSMIIÏ.
Moi seul je pleure en ce moment , Je la perds !^ hëlasf quel tounèent.
Elle me hait..« ah ! quel tourment!
<£ GULNARE