‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 20 sur 203 · S I OSMIN · texte numérisé non relu

S I OSMIN

Non, Dély n^aura point Guloare.

GULT7ARE.

Le désespoir de moi s'empare.

DÉLY ET SEID , à Osmin.

Quoi ! c'est à lui que tu la vends.

OSMITÏ.

Oui, c'est à lui que )e la veùds.

TOUS

A ce vieillard , goutteux, bizarre, A ce brutal , à cet avare.

OSMIN , en colère.

A ce vieiUard, goutteux, bizarre,

A ce bratal, à cet avare;

Lui seul , lui seul aura Gcohiare.

IBRAHIM

Je te fais mes remercimens , Mais laisse-là tes complimens ^ Ils ne font rien à notre affaire.

TOUS, à part. OSMIK.

Ah ! cet homme a perdu le sens. Je sais bien vengé , je le sens.

SEID , bas à Osmin.

£t la prison de votre père!^...

OSMlN^lNiaàSeid.

Voici de quoi sauver mon père , La mort après finira mes tourmens; Oui , oui y la mort je la préfère , A ce qu'en ces lieux je ressens.

BELY, bas.

Est-ce délire 9 est-ce folie?

Je sens que la jalousie...

GULNARE, à part.

Est-ce amour, est-ce jalousie?

TOUS

Que faire en ces cruels momensf

OSVIN.

C'est l'amour , c'est la jalousie...

Que j'éprouve d'affreux tourmens I

DÉLY, à Seid.

Seid, que £adre en ces momens?...

Cher Ibrahim , je t'en conjure...

IBUAHIM, sans écouter, ezaminaiit Gulnar».

J'aime beaucoup cette figure...

BÉLT, à Ibrahim.

Si ton cœur peut être touché..*

IBRAHIM , sans écouter.

Je suis fort content du marché.

DÉLT.

Il n'est rien que je ne te donne...

46 GULNARE

IBRAHIM , sàxa écouler.

Aimable et charmante personne !

DÉLT.

Ces esclaves, ce diamant?

Ce palanquin , tout k l^instant , Tout est pour toi.

IBRAHIM , devenu fllus attentir.

Pour moi! comment , Ce palanquin , ce diamant ?

DÉLT.

Tout est à toi dans l'instant même ,

Si tu cèdes en ce moment

Celle qui m^enchante , que j^aimsi

IBRAHIM, à lui-même.

Ce palanquin , ce diamant ^ Et jusqu'à ces esclaves même !

Vous me touchez infiniment^ ( A Dély.)

Je ne veux point, j'en fais serment.

Affliger un homme que j'aime ; Je vous la cède au prix coûtant.

DÉLY,

Elle est à moi! dieux ! quel momcnl !

TOUS

Elle est à lui! )

Je suis à lui ! j ^^"^ • ^^^ momcnl !

SEID

Ah ! comment ?

f IBRAHIM.

Quant aux cselaves^, aii diamant^ Un refus quelquefois offense.

Taccepte donc votre présent.

Mais , d'honneur, c'est par àéfértmcc*

SEtSK

Il vous la cède au prix coètam;

Quoi ! c^est Dëly qui la possède , Et c'est par moi qu'ils sont unis.

IBRAHIM

Comme il est dupe! ah ! je lui tède ^ 1 Tout mon séraîî à pareil prix.

M \ i)oux itiomens! oui, je la possède 4 )|^ I Et tous mes vœux sont accomplis*

GULI^ARE.

L'espoir à la douleur succède , Amour, tons mes vœux sont i'etnplis:

SEID

Maigre Im , Dély ta possède , Il en enra^ , d moi j'en ris;

J^ai le palanquin !... Oh ! c'est charmant , Et la bagne aussi I.u Mais c'est charmant; Et tous ces messieurs!... Oh! c'est charmant.

( Il Ta teiîr le palanquin et s'y assied.) On est là fort hitxky âur ma foi , Allons, jouez, amusez-moi.

(Ib jouent un air triste.) Et bien donc! plus gaiement ;

( Us le secouèht pour s*amuser à ses dépens.) Et portez-moK*. Plus doucement; Aie! aie? phis doucefÉiènt!

TOUS ^ excepté OsmÎB et Guhiare.

Dans le palanquin il est charmant , Ouel air de noblesse ! il est charmant.

^ I Bien... encore un tour. Oh! c'est charmant.

^ I GULT7ARE.

g / Ce pauvre Osmin ! ah ! quel tourment.

^ \ Hélas ! il pleure en ce moment.

OSMIIÏ.

Moi seul je pleure en ce moment , Je la perds !^ hëlasf quel tounèent.

Elle me hait..« ah ! quel tourment!

<£ GULNARE

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