‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 83 sur 203 · EN TRIO · texte numérisé non relu

EN TRIO

Femme jolie et âa bon vin , etc^ BALOUARD9 un peu gris.

Écoutez-moi : vous éles mes amis... conseillezmoi un peu. Je veux aller trouver M. Pandolphe, et lui apprendre que je me ravise. Eh! eh! eh! Isabelle sera riche , et ma foi !.., Je me suis décidé à consentir. . .

LTSANDRE , froidement.

Le mal , c?est que Pandolphe n'y consentira pas.

BALOUABO.

Vous croyez cela? Convenez qu'il faut être bien malheureux!

LTSANDRE.

A votre place je ne me laisserais point abattre » et je . . .

BALOITARD.

Que feriez- vous ?

LYSANDRfi.

Vous êtes encore jeune !- . . '.

SCAPÎN.

Et beau !

LYSANDBE.

Je suis chassé comme vous ,^ etf mon oncle ne

.veut plus me revoir.

BALOTARI), i Bon! !

SGAPm 9 à par».

Pas si bon !

Î.YSANDRE.

Je vais partir, et je pourrai vous emmener avec moi à la garnison « où Ton boit , où Ton aime,

BALOUARD.

Où Ton boit , où Ton aime ? Allons à l^ garnison.

SCAPIN

Les chevaux ne sont pas prêts.

BALOUARD , ivre.

Mais avant , f ai une grâce à vous demander, mes amis: je ne puis aller au régiment sous ce maussade habit ; il m^en faudrait un plus leste , plus gai , un enfin qui relevât ma bonne mine.

LTSANDRE.

Cela est difficile.

BALOUARD, s'^appuyant sur lui.

Pourquoi, mon fils?

LYSANDRE

C'est que , c'est que... je n'en ai point ici.

SCAPÎN.

Et si, Monsieur, vous en avez... pour M. le docteur, j'en ferais un plutôt... le casque, le sabre , la cuirasse , la lance même , tout ce qui convient à un chevalier preux et courtois.

BALOUARD.

Preux et courtois ! c'est ça , c'est ça ! on ne me reconnaîtra plus. Profitons du temps, et allons

Chercberé.. Mais... mais... (il yeut passer entre la table et la TOM. II. l5

23o L'IRATO,

chaise. ) Je ne sais pas pourquoi je dëcris une ligne circonflexe. Cependant la ligne droite étant la plus courte , et tout corps tendant vers le centre par les règles de la pesanteur... (H tombe.) me Toili àbas : cela est conséquent ; le problème est démontré. Profitez , mon pupilte , profitez : voilà comme un homme de génie fait des découvertes , et donne des leçons en se jouant. ( Scapin le relève. ) Allons, mon valet de chambre , venez m*habiller.

SCAPIN , à part.

Et de toutes pièces , je t'en réponds.

LYSANDRE , bas.

Assure-^oi de lui de façoq. . .

SCAPIN

Reposez-vous sur moi.

BA LOUARD , se laissant aller sur Scapin.

Avec plaisir , mon ami.

SCAPIN

Eh bien donc?... soutenez-vous docteur.

BALOUARP., toiit-à-fail sur ^on ^aule.

Oui, je soutiens, et j^ soutiendrai toujours , que les Gre^, les !l^mains, les Carthagiuods. . .

' ( Il s^endort sur Scapin qui 1* emporte, )

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