‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 92 sur 203 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

DORMEUIL

Je marie les autres» lotscpsemoi je pleure encore une épouse adorée. Lëôrice sera plus heureux, il conservera sa chère Glairine.

COUPLETS. L'hymen est ua lien charmant , Lorsque l'on s'aime are^c ivresse ; Et ce n'est que dans la jeunesse Qu'on peut s'aimer bien tendrement.

C'est un gentil pèlerinage , . • '

Que l'on entreprencl de moitié : ^

Peines , plaisirs , tout se partage ; L'amour , l'estimé et l'amitié , Sont les compagnoiis do voyage.

Si par malheur , chez les époux , On voit natlre rindMFérence ; Si la triste et froide inconstance Succède à leurs transports si àétkx , Plus n^cst gentil pélcriuâge Qu'on faisait gaiment de moitié !

Mais, si l'amour devient volage ^ Qu'an moins Testime et Famitië Restent compagnes du voyage !

Quand chez mai je pris ces enfans , M'imtnoler devint nécesssàire :

OPÉRA-COMIOUE. aSi

J^avw )nré d'élre leur père y Et j'ai dû tenir mes sermens !

Dans mon triste pèlerinage , Privé d^unc tendre moitié , Je bénis encor mon partage ; Leur bonheur* et ieurartiitié Sdnt mes cdin|>âgaôns de voyage.

Mais ' J^entefids Clairine . . . Oui , c'est elle qui accourt.

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