Jd.y II« série, p
mcnçait la documentation de son roman carthasrinois : «Je donnerais la demi-rame de notes que j'ai écrites depuis cinq mois, et les quatre-vingt-dixhuit volumes que j'ai lus, pour être, pendant trois secondes seulement, réellement émotionné par la passion de mes héros ^ » L'émotion est donc nécessaire à l'artiste. « 11 faut que la réalité extérieure entre en nous, à nous en faire crier, pour la bien reproduire -. » |
Loin de nier le cœur, — le cœur révélateur, — Flaubert l'a au contraire exalté plus et mieux qu'aucun autre. C'est parce qu'il croit à la sûreté de ses divinations, qu'il ne veut pas qu'on mutile la réalité, telle que le cœur la manifeste. Le romancier qui peint la vie ne s'en tiendra pas à une image de tête, à une conception élaborée d'après les théories ou d'après une mode régnantes. Il s'efforcera de nous restituer toute la vie sensible au cœur. Critiquant, chez Leconte de Liste, l'affectation de noblesse, le dédain de la vie moderne sacrifiée à un faux idéal antique, Flaubert disait: « L'idéal n'est fécond que lorsqu'on y fait tout rentrer. C'est