‹ Gustave Flaubert, avec des fragments inéditsChapitre 13 sur 63 · Id., II« série, p · texte numérisé non relu

Id., II« série, p

SJ8 GUSTAVE FLAUBEKT

un travail d'amour et non d'exclusion. Voilà deux siècles que la France marche suffisamment dans cette voie de négation ascendante. On a de plus en plus diminué des livres la nature, la francliise. le «aprice, la personnalité et même l'érudition, comme étant grossière, inmiorale^ bizarre^ pcdantesque, et dans les moeurs, on a pourchassé^ honni et presque anéanti la gaillardise et l'aménité, les f,a*andes manières et les genres de vie libres, lesquels sont les seuls féconds '. » Et parce qu'on n'aura pas peur de peindre toute la vie, on ne s'épouvantera point de ses exagérations, de ce qui dépasse, en elle, la mesure humaine: « li ne faut jamais c/'aincl/'e tCcire exagéré. Tous les ti\is grands l'ont été, Michel-Ange, Rabelais, Sliakespeare. iMolii're. Cela (cette exagération), c'est tout bonnement le génie, dans son vrai centre, qui est l'énorme^ ».

Mais il n'y a pas seulement l'énorme dans la réalité : il y a encore ce qui échappe aux prises de nos sens et de notre pensée. — le mystère, que le cœur affirme et devant lequel la pensée abdique.

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