‹ Gustave Flaubert, avec des fragments inéditsChapitre 15 sur 63 · Voir l'épisode du chitn · texte numérisé non relu

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tu qu'on vient de découTrir à Madagascar un oiseau gigantesque, qu'on appelle l'Epyorius ? Tu verras que ce sera le Dinorius et qu"il aura les ailes rouges ^ » Ainsi, la nature est sommée par lui de se conformer à sa description.

Et pourtant il comprend bien que la pensée se heurte toujours à qutdque chose d'irréductible et d'inexprimable, dont elle ne sera jamais la maitresse. A trop raisonner et à trop construire, l'artiste s'expose à s'éloigner de la vie. 11 faut, au contraire, que, partout dans son (eu\ re, il en si^nte la tiédeur et la palpitation. 11 faut que ses idées aient des origines sensibles, presque animah's, qu'elles plongent, par leurs racines, dans la vie inconsciente. Traçant le portrait idéal d'un jeune homme, qui lui ressemble comme un frère, Flaubert disait: « Également écarté du savant qui s"arivt<' à l'observation du fait et du rhéteur qui ne songe qu'à TembeUir, il y avait, pour lui, un sentiment dans 1<3S choses mêmes, et les passions humaines suivaient, en se développant, des paraboles mathématiques. Quant à ses passions à lui. il les réduisait à des formules, alin d'y voir plus clair, tandis

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