‹ Gustave Flaubert, avec des fragments inéditsChapitre 46 sur 63 · Voir dans la Correspondance, passim · texte numérisé non relu

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it fallait s'y attendre avec une nature aussi riche que la sienne, l'idée de Patrie, dans ce qu'elle a de plus antique et de plus doux, a pris corps à ses yeux : culte du foyer, de la terre natale, des affections de famille, habitudes insensibles du milieu et de l'éducation. Qu^un beau jour il soit atteint dans fous ces sentiments, alors il franchira d'un bond la distance qui le sépare du patriote vulgaire. Lui aussi il connaîtra la haine, le besoin sauvag-e du meurtre et des représailles. Il écrivait à George Sand, en 1870 : « Le sang de mes aïeux, les Nalchez ou les Ilurons, bouillonne dans mes veines de lettré, et j^ai sérieusement, bêtement, animalement envie de me battre!... J'ai lu des lettres de soldats qui sont des modèles. On n'avale pas un pays où l'on écrit des choses pareilles... Nous sommes décidés ici à marcher tous sur Paris, si les compatriotes d'Hegel en font le siège. Tachez de monter le bourrichon à vos Berrichons. Criez-leur: Vene^ à moi pour empêcher l'ennemi de boire et de manger dans un pays qui lui est étranger... K » Ceux qui ont durement reproché à Flaubert son manque de patriotisme n'ont sans doute pas

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