‹ Gustave Flaubert, avec des fragments inéditsChapitre 48 sur 63 · Correspondance, IV, p · texte numérisé non relu

Correspondance, IV, p

2. Id., II, p. J93. Voir aussi ce qu'il dit de Voltaire, IV, p. 158.

dut vivre des heures de miracle dans l'ivresse de la connaissance '. »

Doué d'une activité intérieure aussi dévorante, il est naturel qu'il se soit trouvé de prime abord en violente contradiction avec les hommes de son temps et de sa caste, les bourgeois. Il les juge en idéaliste exalté qui ne veut rien savoir des nécessités de la pratique. Je sais bien que cela n'est guère de mode aujourd'hui. Nous ne jugeons plus d'après des principes absolus. Nous sommes devenus des réalistes, des relativistes, des pragmatistes, quoi encore ? Tout ce qui concourt à Futilité sociale ou nationale adroit à notre respect. Le citoyen Homais lui-môme, à l'envisager d'une certaine façon, n'est point si méprisable. Mais prenons garde de tomber dans le même excès que Flaubert et de nier à notre tour l'idéal, comme il niait la pratique. Au fond, son point de vue est celui de la morale chrétienne. Ce qu'il attaque au nom de l'art, c'est ce que les orateurs de la chaire ont attaqué, de tout temps, au nom de la rehgion. En dehors de Dieu, tout n'est que vanité. Nous avons beau y mettre plus d'élégance que les bour-

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