‹ Gustave Flaubert, avec des fragments inéditsChapitre 52 sur 63 · Id., III, p · texte numérisé non relu

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frage universel qui permet cette plus-value de la médiocrité. Inutile de le citer ; ce qu'il a dit du suffrage universel a été cent fois répété depuis. 11 y voit la plus criante des injustices.

De ce que Flaubert méprise la démocratie moderne, de ce qu'il a horreur de la foule, devonsnous en déduire que le peuple n'existe pas k ses yeux et qu'il n'en tienne aucun compte? Pas le moins du monde. Il proclame qu' « il faut respecter la masse, si inepte qu'elle soit, parce qu'elle contient des germes d'une fécondité incalculable. Donnez-lui la liberté,, mais non le pouvoir ^ » Au fond, comme tous les vrais artistes, il aime le peuple, quand il reste peuple, quand il n'est pas gâté par une fausse et prétentieuse éducation, quand il se borne k faire son travail, k accomplir parfaitement sa fonction. Flaubert, ce bon géant, avec son encolure de portefaix, était extrêmement populaire. Pendant son voyage en Orient, il écrivait k sa mère : « Je ne sais pas ce que j'ai, mais je suis adoré à bord ^. » Son domestique Narcisse avait pour lui un dévouement qui touchait au fanatisme. Madame Franklin-Grout rappelle, k pro-

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