‹ Gustave MoreauChapitre 25 sur 53 · JACOB ET L'ANGE · texte numérisé non relu

JACOB ET L'ANGE

D'après l’eau-forle de M, Waliner.

nesse — el Jusqu'à ses premières, qui ne sont que desessais d'écolicr, — pour en modifier le décor, pour les meubler d'accessoires exotiques, pour machiner, en un mot, la fable grecque comme il a machiné la tradition orientale. A l’âge où les peintres simplifient d'ordinaire leurs moyens d'expression, nous trouverons Moreau préoccupé de donner à Apollon une auréole d’archange, aux Muses des bijoux de courtisanes de Ceylan ; il couvrira leurs robes d’un treillis dessiné, d’un poncis qu'il se réserve de colorer magnifiquement; et à ses Prétendants eux-mêmes il ajustera, comme nous l'avons dit, un premier plan encombré de vases, de cristaux, d’étolfes, de simulacres dont le galbe à demi asiatique fait ressembler le festin d’Ithaque à une orgie babylonienne.

Ce furent là les effets d’une obsession bien puissante, et telle que le peintre de Salomé put seul s’y abandonner sans y perdre l'équilibre spirituel Au sortir des visions transcendantes que la poésie orientale lui a suggérées, combien les nobles images du panthéon antique auxquelles nous allons revenir sembleront majestueuses et pures!

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