CHAPITRE NEUVIÈME
PRESSENTIMENT D’ALICE.—M. DUMONT NE PEUT DONNER UNE CONFÉRENCE À CINCINNATI.
Dès le lendemain, M. Dumont prit le parti de s’éloigner de cette ville, où il avait causé tant de désordre ; s'adressant à son épouse il lui dit ; Louise, fais tout préparer immédiatement, pour le départ, car nous allons prendre le train de dix heures pour Cincinnati ; et, comme tu vois, il y a pas de temps à perdre, huit heures sont sonnées.
Papa, ne partez donc pas par ce train, dit Alice, je crains qu’il ne nous arrive malheur ; je ne sais ce que je ressens depuis le rêve que j'ai fait cette nuit ; il me semble pourtant que j'étais éveillée, lorsque j'ai vu des chars tomber dans une rivière, et plusieurs perse .16s qui se débattaient et disparaissaient sous les eaux, j'attendais parfaitement leurs cris de détresse et leurs lamentations. Oh ! j'en frissonne encore.
Bah ! bah ! dit M. Dumont en riant, en voilà une superstition que de croire à un rêve ! Je suppose que c’est ton frère ani t’a mis de pareilles chimères dans la tête ; 5 Lu Cununues, Lu he pourras voir deux pailles en croix sans t’effrayer. Non, je n’écouterai pas de pareilles folies ; préparez-vous, nous allons partir.
Veuillez me permettre de vous dire, mon père, dit Gustave, que je n'ai pas influencé ma sœur dans cette
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