‹ Gustave ou Un héros canadien [microforme]Chapitre 19 sur 70 · TA · texte numérisé non relu

TA

ES EOQ Ent Qi D © © ©

, dans sa lit gloire

que les aucOup ; disent

nt plu-

prit M.

1ée ;-ce

avait le usé de leu et sa ouvoir à

voir icièrement set 19€,

ut ce que ce que tu ne ensuite rerset 18e.

r la terre, terre, sera

s, dit M.

s paroles nner les uvoir de

rieux.

àS ; reprit

. toujours

Sans doute, dirent-ils, il faut toujours pardonner à celui ou ceux qui nous offensent ou nous ‘ausent du tort. Et même aimer no$ erinemis, ajouta M. Dumont.

Très bién, reprit M: Fairman, cependant Jésus-Christ a-t-il pu se contrediré ? Après avoir fait un commandement de toujours pardonner les injures ; a-t-il pu, dis-je, nous dônrier la permission de pardonner ou ne pas pardonner ? |

—Vous savez bien que cela n’est pas possible, répondit M. Dumont, pourquoi faire ces questions ?

—Je vous fais ces questions, afin de vous prouver que le sens qué vous donnez à ces paroles de Notre-Seigneur ‘tout ce que vous lierez ou délierez sur la tèrre, sera lié ou délié dans le ciel ?” n’est pas acceptable.

Comment ?

—-Parce que Notre Seigneur ne pouvait pas enseigner le pardon des injures seulement, lorsqu’Il a dit : ‘ Tout ce que vous lierez ou délierez, sera lié ou délié dans le ciel,”’ sans se contredire. Vous conviendrez avec moi, n'est-ce pas, que lier ou délier donne deux pouvoirs bien différents et bien distincts ; le premier de ne pas pardonner jes injures, le second de les pardonner. Crux que vous, moi ou tout autre personne auraient déliés, Dieu s’engageait à les délier, c’est-à-dire les pardonner ;. et ceux qu’on aurait liés, ou À qui nous aurions refusé un généreux pardon, Il ne les aurait pas pardonnés, Voyons, est-il raisonnable de croire que Notre-Seigneur nous, a ainsi mis tous, remarquez bien, tous sans exception quelque soit l’âge ou la position, entièrement libres de lier ou de délier ceux qui nous auraient. fait du. mal, et tout cela, sans prendre la peine de nous indiquer les injures, que nous devons pardonner et celles qu’il ne faut pas pardonner ? Est-ce logique ?

—Tout ceci, n’a rien à faire avec la confession secrète au prêtre, dit M, Dumont. St, Jacques ne donne-t:il pas le même sens que nous à ces paroles; ‘f tout ce que vous lierez ou délierez ’ lorsqu'il dit au 5e chapitre de. son épitre, verset 16e: “ Confessez-vous les uns auxautre , et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez sauvés”;

vous voyez bien, qu’il ne dit pas un mot de se confesser à un prêtre ou autre ministre de la religion.

—Perdon, monsieur, mais pourquoi ne lisez-vous pas plus loïn ; continuez done, s’il vous plait, jusqu'au 15e verset, Ah ! je comprends ; vous n’aimériez pas à voir, que ce même Apôtre ordonne d'appeler les prêtres de l'Eglise ; cela ne vous conviendrait pas, durant cette discussion surtout. Comme je viens de le démontrer, Jésus-Christ a donné à St. Pierre d’abord, et à tous les Apôtres ensuite le pouvoir de lier ou de délier ; cependant pour mieux vous convaincre, je vous citerai le 20e chupitre, verset 2112 de l'Evangile selon St. Jean, qui est encore plus explicite. Voici ce que dit Jésus-Christ :

‘4 Comme mon Père m’a envoyé je vous envoie. ‘‘ Et après qu’Il eut dit ces paroles, Il souffla sur eux et leur dit : recevez le St. Esprit. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.”

Eh bien! messieurs, ces paroïes sont assez claires ? Jesus- Christ commence par leur dire : ‘*Corime mon Père m'a envoyé, je vous envoie ;”” vous savez ou devez savoir, comment et pourquoi Ce üivin Sauveur a été envoyé ; n’était-ce pas pour ptêcher, convertir et pardonner es péchés? Les Apôtres sont donc envoyés pour prêcher, convertir et pardonner les néchés, comme leur divin Maître, puisque ce Dieu maître dit, ‘* Comme mon Père m'a envoyé je vous envoie, Ensuite Il le confirme dans la suite de ce verset ‘‘ Les péchés que vous remèttrez seront remis, et ceux que vous tetiendrez seront retenus," Jésus-Christ, je le répète, leur donne donc le même pouvoir qu TX avait lui- -même ; li les établit donc juges des consciences. Il me semble, que rien n est plus aisé à comprendre pour celui qui le veut ; rien n’est plus clair pour celui qui soumet sa volonté à celle du divin Maître. Ainsi, on était obligé de confesser ses péchés aux Apôtres, afin qu'ils puissent connaître, lesquels ils devaient ou ne devaient pas pardonner ; autrement, comment voulezvous qu'ils les connaissent ? Comment auraient-ils pu les lier ou les délier, s’ils ne les eussént pas connus ?

—Admettons pour un instant, répondit M. Dumont

nfesser à

-VOUS Pas qu’au 15e as: à VOIT, rêtres de ant cette émontret, à tous les cependant 20e chun, qui est “hrist :

t après qu’Il e St. Esprit.

mis ; et ceux

z claires ?

mon Père vez savoir, é envoyé ; donner ies r prêcher, leur divin mon Père firme dans remcttrez t retenus. /” le même donc juges plus aisé à plus clair in Maître.

ix Apôtres, aient ou ne nt voulezt-ils pu les s ?

[. Dumont

avec embarras, que les Apôtres auraient reçu ce pouvoir, cela ne veut pas dire que les prêtres l’ont aujourd’hui.

—Je suis vrai:ient surpris de cette réflexion, Jésus- Christ ne dit-il pas: ‘Et voilà que je serai avec vous jusqu’à la consommation des siècles.” St. Mathieu chap. 28, verset 20e? Ces paroles ne prouvent-elles pas que les Apôtres, qui mourraicnt bientôt, devaient transmettre ces mêmes pouvoirs à leurs successeurs, jusqu'à la consommation des siècles ? Pensez vous donc que l'Eglise, établie par Jésus-Christ et continuée par les Apôtres, que les pouvoirs reçus par ces derniers, ainsi que ies dectrines qu’ils ont enseignées et pratiquées ; que tout cela, dis-je, est mort avec eux ? J’ose espérer que non.

—L' Eglise n’est pas morte avec eux, je le sais, mais si les Apôtres avaient enseigné cette doctrine, les premiers chrétiens se seraient certainement confessés aux prêtres d’alors ; c’est ce qu'ils n’ont pas fait, car la Bible et l’histoire n’en parlent pas ; elles démontrent, au contraire, qu’ils ne se confessaient que publiquement, et toujours les uns aux autres.

—Il me fait peine, de vous dire que vous faites preuve d'ignorance en parlant ainsi, je vais tout de suite vous prouver le contraire, monsieur; la Bible et l'histoire en font tellement mention, que l’Eglise d'Angleterre qui, au temps de la réforme, a conservée tout ce quise pratiquait du temps des Apôtres, et des cinq premiers siècles de l'Eglise, a retenu cette doctrine de la confession et de l’absolution des péchés, par les prêtres dans sa liturgie. Je vous citerai un fait seulement, raconté par un dignitaire de cette Eglise, qui fut appelé au lit de mort de Leuthal, Voici ses paroles ;

‘4 Quand j'arrivai auprès de lui (Leuthal), il me dit qu’il avait une œuvre importante à remplir, et qu'il désirait que je l'aidasse à l’accomplir ; car il s'agissait de préparer son âme pour le ciel, et que ce qu’il désirait le plus, c'était les prières de l'Eglise et Pabsolution. Je lui dis que j'étais prêt à prononcer l’absolution, mais qu'auparavant il devait faire la confession de ses péchés et s’en repentir,. Après qu’il se fut confessé et que j'eusse prononcé l’absolution, il me dit : j’éprouve bien maintenant la joie Cu grand bienfait que Dieu a laissé à son Eglise.”

80 USTAVE

Eh bien ! messieurs, ajouta-t-il, cette preuve, fournu par une Eglise protestante, n’esf-elle pas suffisante, gow établir que les chrétiens des premiers sièc'es se confes saient privément aux prêtres d’alors ?

—Mais Leuthalet ce dignitaire ne connaissaient pas & changement apporté à la liturgie de leur Eglise, réplique M. Lewis ; cette doctrine a été retranchée, même 4y#mt la mort de cet homme.

” —Quelle est la doctrine qu‘ à été retranchée ; demanda M. Fairman.

—Celle qui nous occupe en ce moment, la confession aux ministres et l’absolution.

— Pardon, monsieur, quoique les différentes sectes protestantes se soient permises de retrancher, tailler et abolir tout ce qui, dans l'Evangile, n'était pas de leur goût; et qu’elles se permettront encore de retrancher, de tailler et d’abolir jusqu'à ce que le tout soit effacé ; l'Eglise d'Angleterre, tout en ne mettant pas en pratique cette doctrine, n’a pas cru ou plutôt n’a pas osé l’effacer et la supprimer ; car, voyez-vous, il lui faudrait faire comme les autres, tout nier, tout effacer afin de faire disparaître toute autorité spirituelle ; de tels procédés, messieurs, loin d’être en votre faveur, devraient vous faire voir que vous êtes dans l’érreur, Dieu ne permet pas qu'on agisse ainsi, que l’on permette de retrancher ou d’abolir ce qu'il a ordonné ; Luther, le père du protestantisme pensait ainsi, car il n’a pas aboli la confession. Voici comment il s’exprimait sur ce sacrement dans son catéchisme protestant :

‘© Nous devons déclarer au confesseur, les péchés que nous connaissons. Quels sont ces péchés ? Examinez votre conscience.”

Pius tard, il répond a ceux qni lui demandaient d’abolir ce sacrement ;

‘! J'aimerais mieñx me remettre sons le joug tyrannique du Pspe, qu dabolir l'institution divine de la confession au Ministre du Seigneur.”

Voici ce que dit le grand historien :wriessu © ‘bon, dans son histoire de la dévadence de L'&n ‘re mia à

25 bond PA, bed En =

ut bel (f) pt À

ht CC À Chobot pie

fonrni te, pou e confét

nt pas € répliqua ne à4v#nt

demanda nfession

ctes proet abolir goût ; et le tailler l'Eglise que cette acer et la > comme isparaître nessieurs, voir que on agisse abolir ce 1e pensait comment smé pro-

nous conience.”?

t d’abolir

e du Pspe, ninistre du

& bon,

Page 1