‹ Gustave ou Un héros canadien [microforme]Chapitre 22 sur 70 · GUE LAVE · texte numérisé non relu

GUE LAVE

ter ce qui s'était passé ; tout alla bien, dit-il, jusqu'au moment où mon père se mit à parler de la confession secrète ; jusque là, l'honneur n'avait pas été attaqué ; mais lorsque le conférencier, attaqua l’honneur de l’épouse ou de la jeune fille catholique, qui s’enfermait seule avec un prêtre dans le confessionnal, pour s’y livrer à des conversations malséantes et à des désirs criminels, c’est alors, dis je, que ce monsieur, indigné de voir insu/ter et traîner dans la boue, son épouse et ses enfants, se leva en défiant mon père de prononcer ce qu’il venait d'avancer, ajoutant que c'était une honte, pour des hommes de cœur, de préter l'oreille à de telles infâmies. Il avait à peine fini de de parler, que plusiéurs hommes se ruëèrent sur lui pour le terrasser. Dieu a permis, que je me sois jeté en avant de ces hommes, en les implorant de ne point lui faire de mal ; ma chère sœur que vous voyez près d'ici, n’écoutant que son amour pour moi, me suivit sans s'occuper du péril qui la menaçait.

Un murmure d’approbation, suivit le récit de Gustave ; on pouvait entendre ‘‘ Chère petite fille” ‘ Brave jeune homme.’”’ Plusieurs dames étaient émues et portaient leur mouchoir à ieurs yeux ; seul, M. Dumont, irrité de voir que son fils n'avait rien omis, prit le parti de s'éloigner

à pour le moment.

Vous avez fait une belle et noble action, en protégeant un vieillard menacé, dit M. Lewis ; mais vous êtes encore trop jeune, pour savoir que rien au monde, ne fait plus

À plaisir aux catholiques, que dè causer des: pertubations 7 publiques ; vous venez d’avouer qu’il y en avait au dehors M7 de cette salle, prêts à mettre le feu et tuer votre père ainsi L… que ceux qui l’approuvaient. Ils n’aiment pas, voyez:vous, + que leurs infamies ét leurs superstitions soient mises au de grand jour ; les prêtres surtout, sont les premiers à en-

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