‹ Gustave ou Un héros canadien [microforme]Chapitre 23 sur 70 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y

tograp ciences Corporation

PRET ER RE PP PE NT SAN AR OPEL PT a |

Ma var

” FR hr nn 5 2 Eau un SRE es

au dehors de cette salle, une bande de meurtriers et d’incendiaires, organisée dans le but, de mettre le feu et de commettre le meurtre:au moindre signai.

—La version donnée par foys ces journaux, dans cette affaire est fausse, dit Gustave avec:'chaleur, il, n’y « de vrai, que le lieu ét la date de cette conférence. Je ne vous demande pas de me croire, je laisserai l’interprétation de cetteaffaire, à tout honnête protestant, qui se trouvait dans la salle ce soir. là ; mais je ne. la l’isserai pas à cette presse, qui à la moindre occasion, met au jour sa haine. et, ses préjugés contre le catholicisme: je ne la laisserai pas, non plus, à cessectaires ou plutôt à ces fanatiques, qui s'associent, pour mieux réussir dans leurs méchants desseins, et dont ie mot d’ ordre, est d'écraser tout ce qui est catholique.

Vous ne, nierez pas, que Fa catholiques ont voulu défoncer les portes, mettre le feu à l’édifice.et brûler vifs ceux qui y étaient ; tout honnête homme doit admettre ce fait.

—] 'admets, dit. Gustave, que les Lao) lanti restés au dehors, parce qu’ils n'avaient pu obtenir admission, ont menacé de défoncer les! potes et de mette le feu ; mais je nie, que ces menaces :étaient, préméditéés, ou qu'elies. étaient organisées d'avance comme vous le: prétendez.

—]e vous répèterai-ce que M. Lewis a dit tout à l'heure, vous êtes encore trop jeune; pour juger s’il y:avait ou non uné organisation: préparée: d'avance:

Mais monsieur, dit vifement Gustave, il. ne; faut pas être si vieux, pour comprendre, qu’ure bande, d'hommes organisée d'avance, pour tuer ou: mettre le: feti; ne vient pas sur le champ de betaillé les mains vidés ; il ne faut pas, non plus, avoir une si grande intelligence, pour voir ou comprendre, que si les catholiques aveient été des meurtriers et des incendiaires, ils auraient pu faire bonne bouchée de leurs ennèmis, à mesure: qu’ils sortaient tout effrayés de la salle, et auraient pu mettre le feu, sans.rencontrer aucune opposition. De plus, je dirai, que la seule bande organisée était dans la salle ce soir là ; elle forixait la majorité de l'auditoire, et était composée de fanatiques dont but est d’écraser le catholicisme.

t d’inét de

cette V de

Je ne rprétae trourai pas jour sa

ne la ès fanars méer tout

voulu er vifs mettre

s'és au )n, ont ; mais ju’elies

’heure, ou non

aut pas ommes e vient ne faut ur voir té des bonne nt tout ns rena seule ortriait atiques

—Mensonge, et vous ne pourriéz jamais prouver ce que vous venez d'avancer.

—Calmez-vous, monsieur, dit Gustave, je peux prouver ce que je dis ; ce monsieur, qui vient d’étre reconnu par plusieurs de ceux qui m’écoutent, commé tn citoyen respectable et digne de voufiancé, indigné des insultes et des injures jetés à la face des catholiques, se leva po’.r protester et défendre son honneur et son droit ; de suite audelà de cent personnes se rüuent sur lui pour le terrasser. Dites-moi, à présent, où est l’organisation préparée d'avance ? |

—Si les catholiques, étaient dés gens paisibles et n’aimant pas les troubles, ils n’auraisnt pas voulu tuer et incendier ; ‘ils ne l'ont pas fait, c'est que n'étant pas encore maîtres dans ce pays, ils craignent les conséquences de leurs déprédations. é

—Si un catholique, se permettait de vous én dire autant, dit Gustave sans sé troubler, je sais bien cé que vous feriez ; je me contente'ai seulement de vous demander ce que vous penseriez de lui |

—Ce que j'en pensais avant, ce qui équivaut à dire, pas grand’chos#. |

—Mesdames et messieurs, j’en appelié à vous, dit Gustave, cet homme est-il loyal ?

Discutons loyalement, dit M: Lewis en se levant, nous ne voulons insulter qui que ce soit.

Non, non pas d'insultes, s’écrièrent plusieurs voix,

—Je suis loin d'approuver aucune société dont le but est hostile envers ‘qui que ce soit, reprit M. Léwis avec calme, maïs la conduite des catholiques dans cette affaire, est tout à fait contraïre, à la dignité d’un bon citoyen et d’un honnête home. |

—-Et surtout d’un bon chrétien, sans doute dit Gustave, me permettez-vous unie question cependant, vous, monsieur, qui aimez tant la justice ; Que feriez-vous si un prêtre se permettait d’insulter vôtre épouse et vos filles dans une salle publique 2? 7! ‘7 : |

—J'avoue que je protesterais, afin de maintenir leur honneur et le mien, répondit M. Lewis, et en cela j’userais de mon droit.

Li - £ + r . » he RE «man LE Me Pi TRE Te men

EN

un.

—Bien, monsieur, reprit Gustave, Puis se tournant du côté des autres passagers, il ajouta ; Et vous, messieurs, que feriez-vous si, parceque ce monsieur aurait protesté pour maintenir son honneur et celui de sa famille ; si, disje, une bande de catholiques se ruaient sur lui pour luiôter la vie P Le laisseriez-vous seul ? N’essaieriez-vous pas de lui porter secours ?

Oui, oui, répondirent plusieurs voix, tout homme de

cœur ne saurait laisser périr un de ses semblables sans lui porter secours,

—Mais ce qui est bon et légitime pour vous, doit l'être pour les catholiques ; ne croyez-vous pas que les catholiques, en cette occasion, ont employé ces menaces, plutôt pour intimider et ainsi porter secours à ce monsieur, qui avait voul maintenir son honneur et son droit, que de les mettre à exécution, la preuve en est là, ils n’ont ni tué ni poursuivi personne, et rien n’a été brulé.

—On serait porté à croire nue vous-êtes catholique vous-même, par la chaleur que vous mettez à prendre leur déferse, dit un des passagers ; cependant l'intelligence et l'éducation dont vous faites preuve, nous disent assez, que vous ne pouvez appartenir à cette secte,

—Monsieut, dit Gustave, si j’ai de l’intelligence et de l'éducation, c’est duns le catholicisme que je les ai puisées et je m'en glorifie d’être un de ses membres.

— Vous ne nierez pas toutefois, reprit le même interlocuteur, que les protestants, sont de beaucoup supérieurs aux, catholiques, et vous conviendrez que la plupart des catholiques sont ignorants et superstitieux.

—ÆEt en quoi consiste cette supériorité des protestants sur les catholiques ? Est-ce parce qu'il y a beaucoup de pauvres parmi ces derniers, que vous leur'imputez l’ignorance et la superstition ? L’ouvrier anglais l’emportet-il, pour quelque chose, sur l’ouvrier français ? Demandez au touriste, à l’homme instruit, lequel des deux à les manières plus distinguées, lequel des deux est le plus civilisé ; ils vous le diront. Dites-moi aussi, quelle est la nation qui a atteint les plus hauts degrés des sciences et des lettres ? N'est-ce pas la France catholique ? N'est-ce pas vers ce

rnant du

1essieurs, |

protesté 5 si, dispour lui-

riez-vous À

mme de #

sans lui

oit l’étre es cathos, plutôt ieur, qui , que de

nt ni tué |

tholique idre leur

elligence nt assez,

ce et de i puisées

interloipérieurs part des

Dtestants coup de 4 l’ignoorte-t-il, indez au nanières lisé ; ils ion qui lettres ?

vêrs ce

GUSTAVE 9x

pays que se dirige celui qui veut parachever son éducation? N'est-ce pas la France, qui a toujours tenuet tient encore le haut de l’échelie intellectuelle ? N'est-ce pas à Rome, siège de la catholicité, que l'artiste peintre ou sculpteur, va étudier afin d’immortaliser son nom? Qui a fait les beaux monuments et les modèles inimitables d'architecture ancienne et moderne? Ne sont-ce pas des catholiques ? De plus, je vou dirai, que ce n’est pas la première fois que cette remarque m'a été faite, et cette opinion sur les catholiques parait être générale parmi vous ; ce qui m'étonne le plus chez vous, américains, chez un peuple aussi remarquable par la régularité de sa vie, son hospitalité, son caractère doux et affable, ses manières distinguées et son amour pour la religion ; un peuple dis-je, qui donne les mîimes avantages au pauvre comme au plus aisé et qui est si jaloux de sa ‘‘ liberté de jugement ’” en ce qui regarde le spirituel ; c'est de voir en ce même peuple, cette haine chez les uns et cette antipathie chez les autres, pour tout ce qui est catholique. Pour lui le catholicisme est une horreur, une infamie qui ne devrait pas exister. ;

—N'a-i-on pas raison, de désirer qu'il en soit ainsi ? dit M. Lewis; n'est-ce pas ce que le papisme mérite ?

— Pourquoi donc ? reprit Gustave, que trouvez-vous de si horrible dans le catholicisme ?

—Vous m’étonnez, dit M. Lewis ; comprenez-moi bien, je ne veux pas parler du catholique, mais de l'Eglise papiste. N’avez-vous pas lu assez pour connaître toutes les atrocités commises par cette Eglise, la terreur qu’elle a répandue parmi les peuples qu’elle a gouvernée ? Ne voyez-vous point dans les récits que nous ont laissés nos pères, que cette Eglise est la fille de Satan, que le Pape est cet antechrist annoncé par St. Paul ? N'est-ce pas elle qui a provoquée le massacre de la St. Barthélemi, les dragonnades des Cevennes et l’inquisition d'Espagne ? Ces faits seuls.suffisent pour nous faire rejeter cette Eglise avec horreur et désirer son anéantissement complet.

— Pour mieux vous répondre, dit Gustave, j'aurai recours. à un exemple, et je vous choisirai pour les principaux acteurs, si vous me le permettez.

AE men

Page 1