‹ Gustave ou Un héros canadien [microforme]Chapitre 24 sur 70 · MT, 2 NEC · texte numérisé non relu

MT, 2 NEC

SF MERES

TT

Rasa

" * $ Lo! !

i Hé à ” oi { F4 Eur hd + ‘4 % LL:

l Ne ti A

en 2 ns ee g- 2 x Le ds

—Certainement, parlez ; dirent plusieurs personnes désireuses de savoir ce ss pourrait répondre à ces accusations graves.

—Messieurs, reprit Gustave, je vois ici un tribunal dévant lequel, je comparaïs comme un grand coupable ; vous, messieurs, qui m'avez interrogé êtes le juge, et vous tous, qui m’entouréz êtes les témoins ; jusqu’à présent tous les témoins ont déposé contre moi, en m’accusant de tous les crimes possibles, et en ont jeté sur moi tout l'odieux et la responsabilité. Les témoins, qui peuvent prouver mon innocence, ont reçu la défense de parler et même de se présenter, car témoins et juge ont juré ma perte ; rien n’a été oublié et tout « été mis én œuvre pour parvenir à ce but. J'ai beau protester dé mon innocence, en appeler à la loyauté du juge, tout est inutile, je n’obtiens que la risée et la moquerie ; les faux témoignages continuent à la satisfaction du juge et de ceux qui ont juré ma peérte. Enfin la sentence es prononcée, je subis la peine reservée aux criminels. Eh bien ! mesdames et messieurs, je vous le demande ; cette manière d'agir est-ellé én conformité avec vos principes ? Approuveriez-vous un pareil procédé ?

—Non, non, répondirent plusieurs voix ; ce ne’serait pas juste.

—Cependant, reprit Gustavé ; n'est-ce pas ce que vous venez de faire vous-mêmes ? Ne venez-vous pas de faire le procès de l'Eglise catholique? N'avez-vous pas tous

déposé contre elle, en l’accusant de tous les crimes? Ne £

l’avez-vous pas condamnée n désirant sun anéantissement ? Arrêtez jeune homme, dit M. Lewis avec émotion ; nous ne Sommes pas les accusateurs ou les juges dans ce procès, nous répétons seulement ce que les historiens, qui devaient savoir mieux que vous ou moi, ont écrit en ge les faits tels qu’ils se soft passés lorsque cette Eglise dominait sur la plupart dés nätions.

—Ce que ce jeurné homme vient de dire’est toute vérité,

s'écria M. Fairman, qüi jusqu'ici avaît laissé à Gustave :

la tâche de'se défendre ; je sais très bien que vos pères vous ont nourris, dès votre énfance, Ce la lecturé d'écrits faits par certains historiens ou écrivains hôstilés et inter-

Personnes es accu-

tribunal upable ; | et vous sent tous de tous l'odieux prouver

ême de

te ; rien |

trvenir à appeler s que la

inuent à !

a pérte.

reservée , je vous formité

Drocédé? &

ie’ serait

que vous de faire pas tous

nes? Ne £

sement ?

motion ; dans ce iéns, qui écrit en ue cette

Gustave

os pères d'écrits et inter-

ressés à la perte du catholicisme, tels que Luther, Calvin, l’'Evêque Jewel, le calviniste: Joseph Milner et autres semblables ; mais je sais aussi et je connais par: expérience, qu’ils ont eu le soin d’écarter et de ne pas: vous-laisser voir ceux qui, vous auraient donné l’histoire dans toute son exactitude. . Voilà ce qui explique la bonne opinion, que vous avez des catholiques et de leur Eglise,

—Mais, monsieur, dit M. Lewis, ces hommes que vous venez de nommér;, ne sont-ils pas aussi véridiques que les autres ?

—Permettez-moi de vous dire que non, répondit M. Fairman; car les plus grands historiens, même protestants, tels que Gibbon, Leibnitz,,, Cobbett,. Mosheim, Coleridge et autres, qui ont écrit l’histoire ayec exactitude et sans, trop de préjugés, nient en, partie ce que ces hommes que j'ai nommés tout à l’heure; disent-dans leurs écrits. Ils nous démontrent clairement; que ces hommes étaient hostiles à une Eglise qu’ils avaient abandonnée ; que, n’ayant-pu obtenir les, places et les honneurs, qu’ils convoitaient, ils ont voulu se venger d'elle, en. lui attribuant tous les vices. dont ils étaient esclaves eux-mêmes, et en jetant sur.elle, la responsabilité, de tous les actes sanglants :et' malheureux! commis, par des rois et des princes cruels, uniquement parce que ces derniers étaient catholiques. Je ne vous demande pas de me croire, mais pour bien juger, il faut entendre les deux côtés ; vous en connaissez un, il vous faut connaître l'autre ; étudiez ces. grands auteurs protestants, et quelques catholiques non moins renommés, et vous pourrez alors juger avec connaissance de cause, et surtout vous pourrez rendre justice.

--Mais à quoi, nous servirait de lire ou d’étudier ces auteurs, dit M; Lewis, le:massacre de la St. Barthélemi, les Dragonnades des Cévenneset l'Inquisition d’Espagne ; sont autant de faits véridiques qui n’ont jamais été refutés. Ne prouvent-ils pas, que cette Eglise n'est pas de Dieu, qui n’approuve. pas de telles atrocités À De plus, vous ne pourrez jamais justifier sa conduite. 1

—N'aggravez done pas votre. position, en renouvelant, des accusations fausses contre l'Eglise catholique, reprit

Page 1