UE RARE
272 ci
RU a LA | + F " hey °° « Nr de î : MUR : EME HR CE à LAS y ON 4 k È 47.18 M À il ie Ha ” ù 4 RL 08 N ; D eo Pi ; ; LA LUE $ M | “ a i 1x CONNUE:
ia “ En en " D:
{à # 4 à j è 4 roy Q !
‘ ff :
? | pl * F:
Ÿ La JR (EX n | Hi ; ! | ff F à ‘ #
CR AE à en AR EX
M. Fairman; voyons, n'est-il pas reconnu aujourd’hui, par tous les gens instruits, que le massacre de la St. Barthélemi fut un fait politique, l’histoire ne le démontre-telle pas comme tel. Voici ce qu’elle raconte :
‘ Les protestants 5e rebellaient contre l'autorité royale, Charles TX et sa raère, (l’orgueilleuse Catherine de Médécis), étaient menacés dans leur vie et leur liberté par la conspiration d’Amboise, ils se voyaient obligés, de fuir devant la conjuration de Meaux. Poussés à bout, la reine voulut se débarrasser des rebelles, elle profita de l’exaltation religieuse, qui régnait alors en France, pour ordonner ce massacre. :
La religion fut donc un prétexte, mais non pas la cause,
de ce fait regrettable que pas un catholique n’approuve.
—Attendez, dit M. Lewis en l’interrompant, si votre Eglise n'avait pas approuvée ce massacre, le Pape n'aurait pas chanté lui-même, et fait chanter ailleurs, un ‘“ Te Deum ’’ en actions de grâces.
—N'est-il pas également reconnu, dit M. Faïirman, que si le Pape a fait chanter un ‘Te Deum,’” c'ést parce qu’il a été trompé? Ne lui avait-on pas dit seulement, qué le roi et sa mère, venaient G’échapper à un grand danger ? N’estil pas aussi reconnu, que les Dragonnades des Cévennes, furent un fait de la politique de Louis XIV? Tout homme instruit, ne sait-il pas que l'Eglise: catholique était loin d'approuver, les violences et les cruautés commisés par les dragons de cé roi, qui outrepassèrent de beaucoup, les ordres de leur maître ? Certes, les Huguenots n’en ont pas cédés à leurs adversaires. Combien de couvents, d’églises et de villages, n’ont-ils pas dévastés, pillés et brulés, lorsqu'ils le pouvaient ? Combien de prêtres et de religieuses n’ont-ils pas massacrés ? Si vous avez lu l’histoire, vous devez savoir que les dragons du roi ont souvent usés de représailles ; vous devez surtout savoir, que le clergé catholique de France et d’ailleurs, s’opposait à ces violencés ét à ces cruautés, quoiqué les Huguenots entretinssent des relations continuélles avec PARUS l'eunemie déclarée de la France. .
Il fallait bien que les protestants ‘de ce temps, se révoltassent, dit M. Zewis, car les catholiques ne leur
laiss bien
l'Eg ait ( parc che
ques
(1 tant non amé reprd en m press perso le ‘] semb publi cathc anti-| s’occ comi d’ind ce qi Quoi disar ques, épou Egli n’ay:
forcé été € aver!
et m le se tour cher dire
en p uit quoi pern à ce
ird’hui, st. Barontre-t-
, Charles menacés se, ils se oussés à rofita de onner ce
x cause, ouve.
i votre n'aurait n “Te
an, que ce qu’il éle roi P N'estvennes, homme ait loin par les up, les ont pas "églises brulés, dé reliistoire, ent usés » clergé violeninssent linemie
mps, se ne leur
laissaient aucun repos ; on en voulait à leur vie et à leurs biens.
—Vous ne prouveérez jamais, reprit M. Fairman, que l'Eglise catholique, par la voix du Pape ou de ses pasteurs, ait ordonné de versécuter, qui que ce soit, uniquement parce qu’il était protestant, comme cela s’est vu dans les chefs et pasteurs du protestantisme, à l’égard des catholiques, (1) Sous les règnes d'Henri VIII et d’Elizabeth.
(1) Je ne veux pas insinuer que le peuple américain, ou les protes tants sont assez hostiles aux catholiques, pour en vouloir à leur vie, non ; car je puis affirmer, sans crainte d’être contredit, que le peuple américain, en général, est doux, hospitalier et bienveillant, Le seul reproche que nous pourrions lui faire, c’est sa coupable indifférence en matière de religion, et les abus que se permet une partie de sa presse envers les catholiques ; mais si le peuple américain ne hait la personne du catholique, 1l hait et méprise le catholicisme ou plutôt le ‘ papisme ” comme il le désigne ; il encouragera des conférences semblables à celle qui venait d’être donnée, il laissera pleuvoir publiquement et sans protester les injures et les mensonges sur le catholique. Si toutefois, il ne nrête pas main forte aux sociétés anti-papistes, qui abondent en ce pays, il les laissera faire, sans s'occuper du résultat ou sans réagir contre les abus qu’elles peuvent commettre. Oui, peuple américain, si bon d’ailleurs, tu es coupable d’indifférence et d’injustice envers les catholiques ; pour preuve, vois ce qui s’est passé à S. dernièrement et juge ensuite si je dis la vérité. Quoi ! par la bouche de tes autorités civiles, tu as permis à un soidisant ministre de l'Evangile, de venir. dans une de tes salles publiques, lancer des injures et des insultes aux catholiques, à leurs épouses et à leurs filles, et non seulement à eux, mais aussi à une Eglise qu’ils ont choisi et qu’ils aiment ; les quelques catholiques qui, n'ayant pu obtenir admission dans la salle ce soir là, avaient été forcés de rester au dehors, indignés tout d’abord de la permission qui été donnée de les insulter et de les calomnier publiquement, sont avertis, de ce qui se passe au-dedans ; ils voient un des teurs attaqué et menacé, ils entendent les cris féroces de ses adversaires. Voulant le secourir, ils courent’ aux portes qu’ils trouvent fermées à double tour ; alors ils menacent de mettre le feu à la maison, afin d’empécher le crime qui va se commettre. Sont-ils dans leur droit ; me direz-vous ; je vous demanderai à vous protestants, ce que vous feriez en pareil Cas. Laïsseriez vous tuer un de vos coréligionnaires, sans lui porter secours ? Pourquoi ces injures et ces imprécations ? Pourquoi ces menacés terribles ? N’y voyez-vous pas le résultat de votre permission ou de vôtre coupable indifférence ? Ah ! si vous aviez dit à ce ministre: chacun est libre d’avoir ses opinions dans ce pays, et
Soie
—Mais, dit M. Lewis, l’Inquisition d'Espagne, n’était. fs elle pas dirigée, par des prêtres et des moines de l'Eglise U ne!
romaine, et vous ne nierez pas j'espère, les atrocités et les BE crimes horribles, qui se sont commis pendant qu’elle était Bi à en viguêur P né 4 £ É —Cette liquisitiorn d’Espagne, n’était pas une institu- dr tion catholique, et pour le prouver, je vous citerai encore | tem des historiens protestants. Voici ce que disent, le protes- À { Le tant Rancke et le très protestant Guizot : L 10 “ L’Inquisition Espagnole, a été avant tout, une institution politi. BR attri “que, les rois d'Espagne, voyant dans l’hérésie, le plus dangereux NS Huss ennemi de la paix du royaume, la déclarèrent à ce titre, crime de com] lèse-majesté ; ne pouvant juger eux-mêmes, ces rois établirent un F7 tribunal ecclésiastique, pour s’enquérir de la foi du prévenu ; après opini
l'avoir interrogé, ce tribunal le renvoyait aux autorités civiles, qui en | faisaient ce que bon leur semblait.” a fut |
nous ces opinions doivent être respectées. Nous avons des sallès privées LE déplo et des églises, c'est là que vous devez faire connaître Votre 6pinion, DS __ et qui respecte est respécté. Si vous lui aviez tenu ce langage, Ds cts
vraiment digne de vos libres institutions, pensez-vous que votre Ville si belle et si pacifique, aurait été témoin d’un pareil tumulte? INor ! À le catholique se mêlé de sés affaires, et s'occupe fort peu de l'opinion MS cuter des autres ; il pratique, autant qu'il le peut, ce que lui enseigné sa protes religion sans se mêler de la votre. me Dieu comme vousleSS voudrez, il le sert du mieux qu'il peut. Etant cépendant de chair et ne se d'os comme vous, son sang s’échauffe comme le vôtre. Vous ne le vertez jamais raïller ou méprisér son ennemi, parce qu'il aurait remporté une victoire sur lui. Les mots de ‘ Bannis” ou de Belle ; ‘€ Tondus courbez vous” ne sortiront pas de sa boüche. Guide par la doc son officier, qui est le prêtre, il éssaiera de panser vos blessures pour droit les guérir,èt féra tout en Son pouvoir pour vous foire oubliér votre défaite. Pourquoi donc ouvrir de nouveau des blessures fermées depuis longtemps ; ce n’est pas nn moyén de lés guérir. Vous me répondrez peut être. Tout autre est le but que nous nous proposons, ces conférences né foht ducun mal. Mais cés injures et cés catomnies, ne sont elles pas un mal ét une provocation ? Sur qui jéter le blâe ; tout homme bien pensant vous dira ; ‘‘ vous en avez la plus grande art, Car vous pouviez l'empêcher dès le commencement, ét Vous ne l’avéz pas fait.” ‘Voÿons! en férié vous autant, si lés catholiques se permettaient la mème chose envèrs vous ? Qu'un prêtre catholique se pérmétte de vilipander et de éalomnièr le protestañtismie, dans une de Vos salles publiques ; il Connaitrait bientôt, qûe ce qui est bôn et légitime pour vous, he l’est pas pour lui. Encore uné fois ; Cotiment expliquer cé mystère ?
n'était à
l'Eglise tés et Les elle était
> institu- Li encore
e protes- £
ion politidangereux , Crime de blirent un nü ; après ilés, qui en
lès privées e opinion, e langage, votre ville
te? Nor!à
e l'opinion snseigne Sa me vous le de chair et
Vous ne le
Qu'il autait is” où de Guüidé par ssurés pour blièr votre es fermées
Vous me proposons, calomnies, le blAïne ; lus grande ‘ét Vous ne atholiques ‘catholique >, dans une “est bon et comment
Il est vrai, que l’on peut blâmer les atrocités commises par cette institution, mais l’histoire prouve que les papes ne les ont jamais approuvées, qu’ils ont toujours essayé de modérer la rigueur et la férocité du caractère espagnol, et que s’ils n’ont pu abolir l’Inquisition, c’est qu’elle ne relevait pas de leur pouvoir, étant une institution politique, d’un royaume sur lequel ils n’avaient pas de juridiction
| temporelle. Donc, l’Eglise n’a pas plus approuvé ce fait,
que les deux autres que vous lui imputez.
— J'admets, dit M. Lewis avec embarras, que l’on peut
à attribuer ces faits à la politique ; mais le martyre de Jean
Huss, ne fut-il pas ordonné par le Concile de Constance, composé d’évêques de l'Eglise romaine ?
—Le Concile de Constance, ne prononça que sur ses opinions hérétiques, répondit M. Fairman, mais sa mort fut l'ouvrage de l’autorité civile ; l’histoire le prouve et nous dit même, que les catholiques de ce temps ont déploré sa mort.
—Ces faits n’en ont pas moins été commis par des
F catholiques ; et tout nous porte à croire, que c'était un
dogme de l'Eglise à laquelle ils appartenaient, de persé-
cuter ceux qui se détachaient d'elle, en embrassant le protestantisme.
—Vous me surprenez, monsieur, car cette proposition ne se trouve pas plus dans les doctrines de l'Eglise catholique que les nombreuses calomnies inventées contre elle ; l’autorité ecclésiastique s’est toujours prononcée sur la doctrine et non sur l'individu, et loin de réclamer le droit de persécution, elle l’a toujours repoussé. Voyez es ouvrages des théologiens catholiques, étudiez leurs doctrines, et vous verrez:que je dis la vérité.
—Mais, pourquoi ces persécutions, ces atrocités com-
ises par les membres de cette Eglise ? N’était-il pas du devoir du pape ou des. évêque: de les empêcher ou de les
faire cesser, puisqu'elles étaient contraires à la doctrine de l'Eglise qu’ils représentaient ?P
—Combien de fois faut-il que je le répète, répondit M. Fairman ; les papes et les évêques étaient impuissants, eurs protestations multipliées inutiles, les rois et les gou-
Pre ere en
Le er eg
De Re + US de og PER PR É R ATT
vérnants avaient déclaré l’hérésie crime de lèse-majesté, et pourquoi ? C’est, parce que ces rois et ces gouvernants s’apercevaient que dés que lés protestants se voyaient un peu nombreux, ils se révoltaient contre l'autorité royale, et faisaient tout en leur ponvoir pour renverser un souverain catholique, afin de le remplacer par un des leurs.
—Vous ne pouvez prouver cé que vous dites, dit M. Lewis ; lé protestantisme est plus éclairé que cela, il n’a jamais persécuté ou commis des atrocités comme les catholiques. s
—Vous n'êtes pas sérieux, monsieur.
—Oui, je le suis, répondit M. Lewis avec chaïeur.
—Il me fait peine de voir que vous faites preuve d'autant d’ignorance, dit M. Fairman : de plus, je vous dirai que, lorsque je me permets de discuter sur des questions si graves, je r’avance que ce que jé peux prouver, et puisque vous voulez des preuves, je vais vous en donner plus que vous en désirez ; ce sera à vous de
réfuter ce que je vais dire ; c’est un fait notoire, que les Huguenots se révoltaient sans cesse contre leur roi légi-
time, et qu'ils entretenaient des relations continuelles avec les ennemis de la France; que Cramner, Ridley, Latimer et autres protestants marquants ont tenu une conduite coupable envers la reine Marie Stuart, uniquement parce qu’elle était catholique : que Knox, père des réformistes écossais, enseignait publiquement au parti protestant en Ecosse, que ‘‘ ni promesse, ni serment, ne peuvent obliger un homme à obéir à un tyran, ou à le soutenir contre l'Eglise de Dieu,”’ et que son collègue, Goodman, ajoutait : “57 Zes chefs s'éloignent de Dieu, qu'ils aillent à l’échafaud ;’’ il est de fait que le célèbre Buchanan soutenait : Que les peuples peuvent déposer
leurs princes, s'ils persécutent Ia vérité ; èt nous savons ce h
qu’il voulait dire pat vérité. Ii est de fait que vous-mêmes, américains, vous ne voulez point un catholique pour président de cette république ; je n’en finirais. plus, si je voulais vous citer tous les faits qui prouvent que les soidisant réformateurs se sont révoltés dès le commencement contre toute autorité en dehors de leur croyance ;
najesté, ernants ient un Pi ‘royale,
i SOUVE- >urs.
dit M.
a, iln’a nme les
ur.
reuve , je vous les quesprouver, A vous en vous de , que les roi légi- & itinuelles | Ridley, enu une | uniquepère des au parti ent, ne \, ou à le collègue, de Dieu, e célèbre déposer savons ce D 1s-mêmes, qué .pour plus, si je e les soipmmenceroyance ;
GUSTAYE 99
que ces mêmes réformateurs, furent la cause des atrocités que vous avez mentionnées, et que vous ne pouvez attribuer à l'Eglise catholique ou à ses pasteurs. A présent, monsieur, j'irai plus loin et je vous dirai, dès que le protestantisme s’est émparé de l’autoité civile, il a, remarquez bien ..ies paroles, il a, pat la voix dé ses Chefs et de ses pasteurs, forcé les peuples qu’il gouvernait à adopter ses croyances; en employant pour cela les moyens les plus barbares ; et que vous-mêmes, mesdamés et messieurs qui m’entendez, n'avez pas eu le choix de la religion que vous professez.
—Quoique je respecte beaucoup votre opinion, s’écria M. Lewis, je dois vous dire que vous allez trop loin.
—Et que vous vôus moquez de nous, dirent plusieurs autres.
—Céla est bien loin de ma pensée, reprit M. Fairman ; et je vais de suite vous prouver que je dis encore la vérité. Voici, ajouta-il, en tirant de sa poche un cahier de notes ; ce que dit le célèbre histozien protestant Cobbett :
‘’ Des actes officiels du parlement constatent, que par suite des bûchers et des échafauds dressés pour les catholiques, la population d'Angleterre fut décimée en moins de six ans.”
Vous savez comme moi que ces bfûchers et ces échafauds furent dressés en vertu des lois pénales, qu’on fit exécuter avec tant de rigueur en Angleterre, en Ecosse et
| en Irlande, même contre ceux qui avaïent embrassé la foi
de Knox. Voici quelques extraits de ces lois barbares :
L'an 1548. ‘* Le roi Edouard VI, comme chef suprême de l'Eglise, ordonna que tout ecclésiastique, qui ne se servirait pas de la liturgie anglicane, serait emprisonné pour la vie.”
L’an 1551, ‘Quiconque, méttra en doute la suprématie spirituelle de la reine Elizabeth, (point contesté par quelques docteurs protestants même) devra subir la peine de mort et la confiscation de ses biens, comme dans les cas de haute trahison. À compter de l'âge de seize ans, si on n’assistait pas au Service de l'Eglise d'Atñigleterte, on devra payer une amende de £20 stg. par mois.”