BURLINGTON.—GUSTAVE AU COLLÈGE.—LA PRIÈRE ET LES ÉTUDES
Burlington (1) est une jolié petite ville agréablement située sur les bords pittoresques du lac Champlain. Ellc est remarquable surtout, par se: belles résidences à demi : caché.s par le feuillage des arbres qui les entourent. b Comme dans les autres villes des Etats-Unis, on y voit F: de nombreux temples où l'Evangile est prêché et incerprété en autant de différentes manières qu’il s’y trouve de ministres. Elle possède aussi de belles écoles et une haute université. ,
C’est dans cette charmante petite ville que M. Dumont avait fixé son séjour depuis plusieurs années. C'est là qu’il avait épousé une jeune Américaine qui, quoique E | douée de toutes les qualités de la femme et de l'épouse, À 1 était néanmoins indifférente en matière de religion ; elle À
4 n'avait d’aversion que pour une seule croyance le catho- À | licisme.
Quelques jours” après la naissance de Gustave, M. Dumont était venu à Montréal pour le faire baptiser. Cet enfant plut tellement à sa grand’mère qui, avec son mari, l’avait tenu sur les fonds baptismaux, qu’elle demanda à son fils de lui laisser son enfant jusqu’à l’âge de vingt-et-un ans. M. Dumont qui, à cette époque, E était encore catholique, céda, non sans regret, aux prières k réitérées de sa mère. Peadant sa petite enfance, le jeune Gustave, d’un caractère doux et affable, avait fait la joie de ses vieux parents. Il se distingua à l’école primaire, et plus tard au collége, et les bons vieillards se trouvèrent amplement récompensés de leurs sacrifices, par son assiduité à l’étude, la régularité de sa conduite, son respect €. Sa soumission à leur égard. C'est ce qui explique la
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r) Dans l'Etat du Vermont,