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—Prenez donc patience, reprit le prêtre, nous allons voir que cette idolatrie, comme vous l’avez appelée, existait beaucoup avant lui; je crains même que vous ne traitiez les Apôtres d’idolâtres tout à l’heure ; continue ta lecture.
Gustave, reprenant sa lecture, continua :
Extrait d’un sermon de St, Cyrille 4e siècle.
‘5 La doctrine du bienheureux Paul suffit, elle seule, pour nous rendre des témoignages certains de la vérité des divins mystères, et l'Eglise nous ayant jugés dignes d’y participer, vous,a, par ce moyen, unis à Jésus-Christ si étroitement que vous n'êtes plus avec lui, pour le dire ainsi, qu'un même corps et qu'un même sang. Car ce grand Apôtre disait dans sa lécture qu’on vient de faire, que Notre Seigneur dans cette même nuit où il fut livré à sès ennemis, ayant pris du pain et rendu grâces à Dieu son Père, il le rompit et le donna à ses disciples en leur disant,‘ Prenez et mangez, ceci est mon corps ” ensuite, il prit le calice et rendant grâces leur dit ; ‘* Prenez et buvez ceci est mon sang.” Puisque donc en parlant du pain, il a déclaré que c’est son corps, qui osera révoquer en doute cette vérité: Et puisqu’en parlant du vin il a assuré si positivement que c'était son sang, qui jamais en pourrait douter et osera dire qu’il n’est pas vrai que ce soit son sang.”
—Un grand idolâtre, celui-là, dit Gustave en souriant ; il allait continuer sa lectur, mais M. Dumont lui ordonn: d'arrêter et ajouta ;
—-Ce Cyrille est une autorité isolée et ne prouve pas le sentiment deswPères et des docteurs de la primitive Eglise; de plus, Je né vois pas la nécessité de continuer cette lecture,
—Serait-ce la crainte d’entendre le témoignage unanime de tous lesères et docteurs de l'Eglise qui vous fait parler ainsi ? demanda le prêtre.
—Non, non, répondit M. Dumont d'un ton irrité.
Vous feriez mieux de laisser votre fils continuer sa lecture, dit M. Johnson, je suis certain que ces pères vont se contredire ou différer d'opinion, et je puis vous assurer que je tiendrai compte de la Première contradiction.
Que mon fils continue s’il le veut, dit M. Dumont, rouge de dépit.
Gustave qui avait fermé son livre, le rouvrit et continua,
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St. Jacques de Nisibe au concile de Nicée en 325. ‘ Notre Seigneur avant d’être crucifié donna de ses propres mains
son corps pour nourriture et son sang pour breuvage. St. Jérôr :.
‘ Moïse n’a pas donné le vrai pain, mais Jésus-Christ seul le
donne. Il nous invite au festin, et il est lui-même notre aliment, il mange avec nous et nous le mangeons lui-même.”
St. Jean Chrysostôme.
‘* Ainsi dans les mystères de l’Eucharistie, ne regardons pas seulement les choses qui sont devant nous, mais attachons-nous à sa parole, car sa parole ne peut tromper, tandis que nos sens sont sujets à l'erreur. Puis que donc sa parole dit ; ceci est mon corps, soumettons-nous et voyons-le des yeux de L'intelligence.”
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St, Cyprien 3e siècle.
‘ Comment apprendraient-ils, les martyrs, à répandre leur sang pour Jésus-Christ, si avant de les laisser aller au combat, nous ne leur donnions pas son sang.”
St. Justin 2e siècle, dans son apologie.
‘ Cette nourriture s'appelle chez nous l'Eucharistie, nous ne recevons pas ce pain comme du pain ordinaire, ni ce breuvage comme un breuyage ordinaire ; mais de même que par la parole de Dieu, notre Sauveur Jésus-Christ a été fait chair, a pris notre chair et notre sang pour nôtre salut, ainsi par la vertu de la prière prononcée avec sa parole, cette nourriture bénite est la chair et le sang de ce Jésus fait chair.” :
St. Ignace ler siècle, épitre aux Ephosiens,
“Ils s'abstiennent de PEucharistie, parce qu’ils ne reconnaissent pas avec nous que l’Eucharistie est la chair de Notre Seigneur Jésus- Christ, cette chair qui a souffert pour nos péchés, et que le Père a
ressussité dans sa miséricorde’?
M. Dumont n’en pouvait plus, la vue de tous ces témoignages unanimes le plongeait dans un embarras duquel il ne savait comment sortir,aussi il crachait et toussait sans interruption afin de moins entendre. Ce qui le peinait le plus, était de voir qu’il allait lui-même subir la punition qu’il allait infliger à son fils; conservant encore un peu d’espérance il interrompit la lecture en disant :
—Tous ces témoignages de saint celui-ci ou de saint celui-là ne prouvent rien, ces hommes pouvaient errér
dans'leur croyance.
—Vous voulez dire, je suppose, dit le prêtre, que tous ces grands docteurs et Pères de l’église primitive étaient moins infaillibles que vous ; mais attendez, vous allez rejeter l’autorité des Apôâtres, qui avaient la même croyance.
. —Vous ne prouverez jamais cela, dit M. Dumont avec ironie.
—La preuve, comme toute autre que j'ai déjà faite, ne sera pas difficile à trouver, reprit le prêtre ; j'ai ici en “mains les Liturgies des premières églises fondées par les Abpôtres, c’est-à-dire les prières et les cérémonies prescrites par eux-mêmes dans l’administration £es sacrements ; elles doivent être, ‘l me semble, des preuves irrécusables. Prenons d’abord celle de l’apôtre St. Jacques pour 1'Église de Jérusalem. Voici la prière qu’il a consacrée pour la célébration du sacrement de nos autels. Veuillez prêter votre attention :
__ Ayez pitié de nous, Ô Dieu le Père tout-puissant, et envoyez
votre Esprit-Saint, souversin Seigneur et principe de vie, égal en puissance à vous et à votre Fils, qui est descendu, sous la figure d’une colombe, sur Notre-Seigneur Jésus-Christ ; qui est descendu sur les Apôtres sous la forme de langues de feu: afin qu’en revenant, il fasse de ce pain le corps qui donne la vie, le corps du salut, le corps céleste, le corps qui rend la santé aux âmes et aux corps, le corps de Notre -Seigneur Dieu et Sauveur Jésus, pour la rémission des péchés et 12 vie éternelle de ceux qui le recevront, Amen... C'est pourquoi rous vous offrons à vous, Seigneur, ce terrible sacrifice non sanglant, etc.”
Ah ! dit le prêtre en interrompant sa lecture, St. Tac” ques offrait le St. Sacrifice de la Messe, qu’il appelle terrible sacrifice non sanglant ; voilà justement ce que vous nommiez, au commencement de cette discussion, une invention de Rome, J’aimais à vous faire remarquer cela en passant. Continuons, cependant, notre lecture, sinon vous pourriez dire que les autres apôtres différaient d'opinion avec iui. Voici 1a prière prescrite par St. Marc pour son église d’Aiexandrie :
‘ Envoyez vers nous, et sur ce pain, et sur ce calice, votre Esprit- Saint, afin qu’il les sanctifie.et les consacre comme Dieu tout-puis-
dans Jésus dans miss.
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cathd com Notr dit
nerar ce ?; cect à la fig immd Notr mans moir
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