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sant, et qu’il fasse du pain le corps et du calice le sang du nouveau testament de Notre Seigner: Dieu et Sauveur, de notre Roi souverain, Jésus-Christ, etc.”
Voyons, dit le prêtre, comment St. Pierre, le premier des apôtres, faisait prier la Liturgie romaine : Æ
‘“ Nous vous supplions, 6 Dieu! de rendre cette oblation sans réserve, bénie, consacrée, offerte, raisonnable et digne d’être reçue, afin qu’elle devienne pour nous le corps t le sang de Votre cher Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ.”
Eh bien! Messieurs, continua le prêtre, si vous êtes
logiques. vous allez regarder les apôtres comme des
idolâtres, car, comme nous, ils ont cru et enseigné que dans l’Eucharistie, nous recevions le corps et le sang de Jésus-Christ en réalité. Allez-vous me dire qu’ils étaient dans l’erreur, eux qui avaient reçu le Saint-Esprit et leur mission divine de Jésus-Christ mêrqg ? Lorsque je vous ai demandé, il y a un instant : “Qu'est-ce que *ésus-Christ a fait’? Quelle fut votre réponse ? Vous n’en aviez aucune à me donner ; et pourquoi? C’est parce que vous n'avez pas la foi, ce don précieux donné par le Saint Esprit, ce même esprit qui est descendu sur ces apôtres, afin qu'ils crussent et enseignent la vérité. Or, ces mêmes apôtres ont cru et enseigné la présence réelle de Jésus-Christ en corps et en âme dans l’Eucharistie ; voilà pourquoi les Pères, les Docteurs’et les chrétiens des premiers siècles les ont écoutés et imités, et que nous, catholiques comme eux, suivons leur exemple. D'ailleurs, comment pourrions-nous croire autrement, les paroles de Notre-Seigneur sont claires et précises sur.ce point ; Ila dit au 6e chapitre de St. Jean: ‘* Æ# /e pain que je donnerai, c'est ma chair'’; le soir de la cène. Il dit: ‘# Prenez et mangez, ceci est mon corps ; prenez el buvez, cecé est mon sang’ ; non pas, remarquez-le bien, ceci est la figure ou la commémoration du corps qui doit être immolé et du sang qui doit être versé pour vous. Non, Notre Sauveur a été très explicite: cecf esé mon corps, mangez-le ; ceci est mon sang, buvez-le. Il parle de mémoire, il est vrai, en disant : ‘‘ Faites ceci en mémoire
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de moi.’ Mais que venait-il de faire? Les apôtres nous en ont donné la réponse, nous ont prouvé que ce divin Sauveur donne véritablement son corps et son sang dans l'Eucharistie ; car, comme leur divin Maître, ils ont béni.
consacré et donné quoi, le corps et le sang de Jésus- Christ, sous les apparences du pain et du vin. Ce n'est pas moi cui le dis, ce sont eux-mêmes, je viens de vous le prouver. Dites-moi, à présent, qui dois-je écouter, eux ou vous, messieurs, qui protéstez toujours lorsque votre raison ou vos sens sont portés à repousser telle ou telle doctrine, uniquement parce que le catholique y croit ? Qui dois-je suivre et imiter ; ces apôtres consacrés ministres par Jésus-Christ même, et sanctifiés par la venue du Saint-Esprit, ou vous, je veux dire les promoteurs du protestantisme, Luther, Calvin, Swingle, Henri VIII et autres, dont le seul but était de retrancher, d’abolir tout ce qui, ( dans l'Evangile, n’était pas de leur goût, ou gênait leur$ passions 1 C’est donc la réalité et non la figure qui nous a été donnée, car notre Sauveur, en instituant ce sacrement, prévient ses apôtres que le temps est venu où il ne leur arlera plus en paraboles ; ces derniers l’avertissent qu’ fs ont pris ses paroles dans leur sens propre et non au figuré. ‘‘ C’est maintenant, lui dirent-ils, que vous parlez ouvertement el que vous n'usez pas de paraboles.'’
— Vous n'avez pas puisé ce renseignement dans l'Evangile, dit M. Dumont,
— Oui monsieur, répondit le prêtre, lisez le septième chapitre de l'Evangile selon St, Jean, par lequel cet apôtre termine le récit de l'institution de l’'Eucharistie, et vous le trouverez. Nous devons donc croire et AcCep-
ter les doctrines laissées par ces Apôtres que .Notre.Seigneur a établis comme pasteurs de son Eglise.
—Ces témoignages sont frappants, il est vrai, dit. M. Johnson, mais la raison repousse une doctrine semblable. Il m'est impossible de croire que Jésus-Christ a pu donner son corps.dans un morceau de pain à peine visible. C’est ridicule, ajouta M. Dumont. ù — Vous corroborez ce que j'ai dit tout à l'heure, reprit
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ie prêtre ; narceque votre raison repousse cette doctrine, elle est illusoire, fausse et ridiculé, donc tous les mystères que vous he comprenez pas sont ridicules. Cependant en réponse à vos objéctions, jé vous dernändérai, eroyezvous réellement qu’il y a quelque chose d’impossible à Dieu ? Que Jésus-Christ, qui a pu unir, par le mystète de l’Incarnation, sa divinité à un corps humain, et cela par des moyens surnaturels, ne pêut pas mettre ce corps là où il le voudra ?
—Non...non...répondit M. Johnson confus ; mais je dis qu’il y a absurdité de croire que le corps ét le sang de Jésus-Christ sont dans du pain et du vin, qui finissent pas se corrompre, soit en vieillissant ou dans nos corps après que nous les avons pris.
—Vous me surprenez monsieur, reprit le prêtre ; vous parlez du corps immortel et glorifié de Notre-Séigneur, comme si ce corps était sujet a la corruption. Ne savezvous pas, qu’un des privilègès d’un corps immortel et glorifié est l’impassibilité ?
—Je l’admets, dit M. Dumont, cependant tous ces témoignages des Pères de l'Eglise et les Liturgies que vous venez de lire, sont tous tirés de vos propres théologiens. Qu'est-ce que cela prouve ? nous né pourrions avoir d’eux un jugement impartial, car ils ont eu le soin de ne pas se contredire.
—Jé m'attendais à une objection semblable, reprit le prêtre ; vous aviez promis, pourtant, d'accepter les témoignages dés Pères de l'Eglise, s’il ne s’y trouvait pas de contradiction Remplissez-vous votre promesse ? Avez-vous prouvé jus w’ici qu’une seule de vos objections était fondée ou plausil :e ? Je vous ai démontré que tous les Pères de l’Eglise étaient unanimes sur leur croyance en cette doctrine : Je vous ai prouvé que les Apôtres l'avaient enseigné ; et malgré tout cela vous n’êtes pas encore satisfaits, quoique vous n'ayez pu encore prouver
‘le contraire. Eh bien ! puisque tous ces témoignages et
toutes ces preuves nc suffisent pas, je ne dirai pas pour vous convaincre, car vous ne me paraissez pas le vouloir, mais pour vous prouver que la foi en la présence réelle
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