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de Jésus-Christ dans l’Eucharistie a toujours existé, je vais vous citer des autorités protestantes. Commençons d’abord par votre père, je veux dire le père du protestantisme, Luther : Voici ce qu’il a dit :
‘€ T'ai tout essayé afin de rejeter la foi en la présence réelle de de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, mais je ne puis réussir ; les textes de l'Evangile sont si clairs sur ce point, qu’il n'ya pas à se tromper, et le corps et le sang de Jésus-Christ sont réellement dans le pain et le vin sans qu'ils changent de substance.
Calvin dit.
‘ Jésus-Christ est présent dans l’Eucharistie au moment ou l’on reçoit l’hostie.
Melancthon.
‘ J'aimerais mieux mourir que d'affirmer que le corps du Christ
ne peut être que dans une place.”
Puis il termina en leur citant les opinions de Gratius, Lord Fitz-Gerald, Leibnitz et autres illustres historiens et génies du pratestantisme.
En est-c-assez, messieurs ? dit le prêtre en souriant, sinon je vais vous en citer d’autres ; ce sont des protestants qui viennent de parler. Les croirez-vous ceux-là ? I1 me semble que non, car le doute se lit encore sur vos fignres. Que faut-il donc pour vous convaincre ? Nonseulement les Apôtres, les Pères, les docteurs de l'Eglise et les catholiques de tout temps ont cru et croient en la Présence réelle, maïs les plus illustres protestants viennent y ajouter leurs témoignages ; il n’y a donc que ceux qui ne veulent pas soumettre leur volonté ou leur interprétation à l'autorité de l'Evangile et de l'Eglise, qui rejettent cette croyance. Pourtant si nous leur en demandons la cause, ils ne savent que rénondre, ou s'ils répondent, ils nous disent que la raison repousse une telle absurdité, qu’il est ridicule de croire une telle doctrine, Prétendez-vous affirmer que votre raison est supérieure à celle des Apôtres, des Pères et des docteurs de l’Eglise, à celle des grands historiens et des génies même protestants que je viens de citer ? Alors faites valoir votre prétention, donnez-moi des preuves de votre supériorité ; mais je crains que le tout se borne à
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des objections fondées sur le préjugé, lancées pour le seul plaisir de protester. Permettez-moi de vous dire que ce n’est pas ainsi qu’il faut agir, surtout à l’égard d’un sacrement si saint et que tout honnête homme respecte. Mais je termine, il se fait tard, et ayant encore une partie de mon breviaire à réciter, je vous prie de m'’excuser. Bonsoir, mesdames et messieurs, mon plus grand désir est que cette discussion vous porte bonheur.
Tous les passagers avaient prêté une grande attention à cette discussion, ils avaient remarqué que ce digne prêtre évitait toutes paroles blessantes à l’égard de ses chauds adversaires ; ils avaient aimé sa douceur et admiré la science qu’il avait déployée et ils étaient forcés de reconnaître la vérité de ses remarques et la force de ses arguments.