‹ Gustave ou Un héros canadien [microforme]Chapitre 52 sur 70 · RD · texte numérisé non relu

RD

celui qui à quelque chose est obVae. fe

t'et Que veux-tu dire ? demanda M. Dumont ; Ré je vois où tu veux éh Venir ; tu veux condamner cette d me,

mt WE homme juste qui né la:condamnera pas, reprit Gustave; ne yengz-vous pas de la payer vousce? 713 ; Net s: 51} RELL A AVANN

OCR

même en répug — Il ést dE QUE

j'ai éprouvé de la répugnance en la umont, mais à bien penser et en regar-

payant ; di

dant en arrière, cette répugnance disparait : Ne payaiton pas la dîime au temps des Apôtres ? Et vous, catholiques, ne la payez-vous pas aux prêtres ?

Les catholiques paient une dîme, il est vrai, répondit Gustave, mais cher père, est-elle aussi onéreuse et aussi injuste que celle-ci, de cinq à six fois plus élevée ? Avezvous jamais vu les évêques ou les prêtres catholiques entrer dans les maisons et fouiller dans les coffres et valises, que dis-je, même les poches de vos vêtements, pour savoir combien d’argent, de chemises, de pantalons et de collets possède chaque famille ? ‘Avez-vous jamais entendu dire qu’ils faisaient payer dime sur chacun de ces articles ? Au Canada, le fermier donne son vingtsixième minot de grains ét de légumes, mais après qu'il l’a récolté seulémént, pas avant : S’il récolte peu, il donne peu ; s’il récolte. beaucoup, il peut donnér plus ; ainsi cette dime n’est pas arbitraire et ne l’appauvrit pas. Il la donne avec plaisir, parceque cette dîimé est raisonnable, il sait que le prêtre, qui lui donne les secours spirituels, a bésoin de vivre comme tout autre. Le prêtre ne lui demande pas le dixième de tout ce qu’il possède pour s'enrichir à ses dépens ;. non, il se contente de peu, vit avec peu, et si la dîime lui rapporte plus. que son besoin, il en donne le surplus aux pauvres de sa paroisse, ou bien il l’'emploie pour orner l’église et le presbytère, propriétés de ceux qui lui paient. cette dime ; ou bien encore, il fait bâtir. des écoles et des couvents destinés à l'éducation des enfants de ses paroissiens., Ici, fait-on la même chose ? À quoi applique-t-on cette dîme. si injuste, si arbitraire ét si élevée ?

—On s’en sért pour un bon but, dit M. Dumont, c'est celui d'entretenir et d'envoyer des Apôtres et. dés missionnaires dans toutes les parties du monde pour prêcher lé saint évangile.

—Prêcher le saint évangile, répète Gust ve; mais cher père, vous connaissez mieux que.céla ; QUE pôtre, qui à conduit notre caravane, vous a dit lui-même, qu'il avait été obligé de quêter parmi les nouveaux, convertis pour faire son voyage. J'ai vu aujourd’hui même, comment

ayaittholi-

>ondit aussi Avezliques fres et ments, italons jamais cun de vingtès qu'il peu, il > plus ; rit pas.

t raisonsecours e prêtre possède > de. peu, que son

paroisse, esbytère, ou bien

estinés à

fait-on la

i injuste,

ont, C est dés misr prêcher

mais cher Té qui a u'il avait ertis pour comment

s "employait une grande partie de cette dime ; écoutezbien, c’est pour batir des moulins au prophète et lui faire des lieux de repos où il installe ses nombreuses concubines et ses régiments d'enfants qu’il va voir de temps à autre, et vous venez de contribuer, par l’argent que vous avez donné, à cette bélle œuvre. Pensez-y bien, vous verrez plus tard que je dis la vérité.

M. Dumont, pensif, ne répondit point et se mit à ramasser les vêtements et le linge éparpillés sur le parquet.

Page 1