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place sa volonté sur le trône de Dieu, puisqu'il n’accepte qu'elléseule: |
—S'il fallait croire ce que vous venez de dire, dit M. Dumont, le protestant ne férait aucune bonne ;action, soit dans sa manière de vivre, soit dans son commerce soit dans sa famille ou dans toute autre circonstance ; i serait un voleur, un impudique, un menteur, etc. Pourtant, sa conduite en général peut être comparée favorablement à celle du catholique.
— Je n'ai jamais voulu insinuer que le protestant n’avait rien de bon, dit M. Pepin, au contraire, je lui reconnais de grandes qualités sous le rapport matériel ; mais d’où viennent-elles ? écoutez bien, elles viennent desenseignements que lui à laissé l'Eglise catholique, la seule Eglise existant et enseignant d’aimer Dieu et le prochain, la charité envers les pauvres, la justice et l'honnêteté dans les transactions, la protection de la vie et de la propriété, la foi conjugale, etc , au temps de Luther, le père de la réforme. Voilà d’où viennent les bonnes qualités que le protestant possède ; c'est à cette Eglise qu’il doit tout.
—Et qui a instruit les nations du temps des Pepin et des Charlemagne ? dit Gustave. Que serait-il arrivé lors des invasions de ces barbares conduits par Attila, Genseric et autres au cinquième siècle et plus tard, si les
précieux documents de l’histoire et des sciences n’eus- !
sent été conservés dans les monastères, par les moines et les prêtres de cette même fglise que vous détestez et rejetez ; c’est pourtant à elle que vous devez tout, la foi, l'histoire et les sciences. se
—Il ne faut pas s'étonner, reprit M. Pepin, de voir les protestants des derniers siècles rejeter ét méprisèr une Eglise à Jaquelle ils doivent tant ; d’autres avant eux, ont crucifié ét mis à mort Jésus-Christ à qui ils devaient tout, même la vie. | Mn
—Ce ne sont pas des protestants qui ont mis Jésus-
Christ sur la croix, dit M. Williams, vous ‘n’ignorez pas À
que ce sant les Fr qui l’ont crucifié. ) —Je le sais, dit M. Pepin, mais ce sont des Juifs protes-
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GUSTAVE 317 tants ; ils protestaient contre sa divinité, contre sa doctrine, et c’est pour cela qu'ils l'ont crucifié et mis à mort ; prouvez moi le contraire ; mais il se fait tard, et tout en vous remerciant de votre bienveillante hospita!: té, vous voudrez bien me permettre de me retirer.
—Oui, allons nous reposer, dirent M. Williams ét M.
Dumont, heureux de cesser une discussion tournée en défaite pour eux.