‹ GUY MANNERING OU L'ASTROLOGUEChapitre 180 sur 215 · CHAPITRE XLÏX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLÏX

fané semaine durant la sèséttfii:.. te ifwt pas un petit àâcHAcé. Mais j'avais ridée ^uèjfe serais utile ; et je dbiè tel îibiliréuîvrè urife preuve. Mâts, coîonéi, Veuillez trie présentée à ces dames... Âh! eft voici une que j^uràis reconnue tout d'abord, à Soti air dé fôfflillè. Miss tucy BértHta , riia chëre âttolè , je suie hèurèu* de vous rë^ voit 1 . > Et il ta sëfra dans seé braè , eh lui donnant Sïfr chaque jdtië uû battèt que Lûcy rëçdt avec résignation et en rougissant, c Ùh ne s* arrête pas en si beau chemth *; cbrttinua le Jofëui viefltàhï a et le bolbnel l'ayant présenté à Julia ; if prit ta thème liberté avec les joUës fraîches de la jolie fille. Juïia sourit , rougit , et fit un pas en arrière. • Je Vous demande mille pardons ? dit l'avocat ; mais l'âgé et les Vieilles coiitumês donnent dès privilèges, et je ne puis dire si je suis plus âfftigë d'avoir tint de titres pour, les réclamer; qu'heureux de rencontrer une occasion si agréable de lès exercer. » Ces paroles turent accompagnées d'un salut plein d'aisahçe et de grâce, qui ne éë ressentait nullement dé sa profession.

« Èh vérité, monsieur, dit miss Mahnering, si vous faites des compliments si fiatteurs, nous douterons que vous ayez réellement droit aux privilèges que vous réclamez. —Vous avez raison, Julia, dît Iè colonel ; mon ami l'avocat est tin homme très dangereux : là dernière fois que je l'ai vu , il était enfermé avec une belle damé qui lui avait accordé Un tètë-â-tète à huit heures du mâtin, — Oui, colonel, répliqua ÎMeydell; niais vous oubliez d'ajouter que je devais plus à mon chocolat qu'à mon mérité une faveur si précieuse de la part d'une personne de la condition et de la beauté de miss Rébeccâ. — Cela mè feit penser , monsieur Pieydell, à vous offrir du thé, dit Julia, éh supposant, bien entendu , que vous avez dîné. — De vos mains, miss Mannerihg, je fie puis rien refuser. Oui, j'ai dîné comme on dîne dans une auberge d'Ecosse. — C'est-à-dire assez mal, » ajouta le colonel en portant là main à la sonnette; c permettez-moi de vous faire servir quelque chose.— Maïs, à vpu$ dire vrai , ce n'est pas la peine , je me suis occupé de cette petite afraire ; car il faut vous dire que je mè suis arrêté un instant dans la cuisine pour quitter mes grosses bottes, un peu larges pour mes pauvres allumettes,, » dit-il en regardant avec complaisante sas jambes qui étaieat fort .bien encore pour ton âge. c J'ai dit deux mots à votre Barnes* garçon très entendu, çue Je suppose être te ittâître-d'hôtel ; et il à été arrêté entre nous , tôtà rè respUïa *(je

t. Bu français dans le texte, a. m.

%> La chose mûrement examinée, a. ■•

demande pardon à miss Mannering pour ces mots latins) , que 1* vieille cuisinière ajouterait à votre petit souper de famille le mets un peu plus substantiel de deux canards sauvages. Je lui ai communiqué (toujours avec la soumission la plus humble) mes idées relativement à la manière de les préparer ; elles se sont trouvées parfaitement d'accord avec les siennes propres : et si vous voulez le permettre! j'attendrai que ce mets soit prêt avant de rien manger de solide. — Nous avancerons l'heure ordinaire de notre souper. — De tout mon cœur, pourvu que nous n'en perdions pas la compagnie de ces dames un instant plus tôt. Je suis de l'avis de mon ami Burnet ', j'aime lecœna, le souper des anciens f charmant repas dont la bonne chère et la joyeuse influence du vin chassent de l'esprit les soucis que les affaires ou le chagrin y ont fait pénétrer dans le cours de la journée. >

Les regards vifc , les manières enjouées de M. Pleydell , la liberté avec laquelle il se mettait à son aise pour toutes ses petites commodités d'épicurien , amusèrent ces demoiselles , particulièrement miss Mannering , qui eut pour lui les attentions les plus flatteuses elles plus marquées. Aussi se fit-il autour de la table à thé un échange réciproque de mille jolies choses que nous n'avons pas le loisir de rapporter.

Aussitôt que l'on eut desservi , Mannering prit l'avocat par le bras , et le conduisit dans un petit cabinet contigu au salon , et dans lequel , selon l'usage de la maison , il y avait tous les soirs de la lumière et du feu.

c Je vois , dit M. Pleydell , que vous avez quelque chose à me dire relativement à l'affaire dTllangowan. Est-ce du naturel ou du surnaturel ? Que dit mon belliqueux Âlbumazar ? Avez-vous calculé le mouvement des planètes pour découvrir Ta venir ? Ayez-vous consulté vos Éphémérides , votre Almochodon, votre Almuten ? — Non, en vérité ; et vous êtes le seul A Ptolomée à qui je compte m'adresser en cette occasion. Gomme ; iin second Prospero j'ai brisé ma baguette , et jeté mon livre magique dans dès abîmes sans fond. Néan-

f. Le Barnet dont le goût pour le repas du soir des anciens est cité par M. Pleydell , était Lord Monboddo, fameux métaphysicien et homme excellent , qui , éleré à la dignité de Juge écossais , prit le nom dta domaine de sa famille. Sa philosophie, comme on le sait , était an peu bizarre et fantastique ; mais il possédait des connaissance» profondes et une éloquence singulière qui rappelait Vot rottmdum de la secte académique. Enthousiaste des habitudes classiques , il ne traitait ses amis que le soir. à. ■•

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