‹ GUY MANNERING OU L'ASTROLOGUEChapitre 214 sur 215 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Pour conclure,., la fin de tonte l'histoire.

te doyen Swift,

Glossin étant mort sans héritier ,1 et sans avoir payé le prix du domaine d'EUangowan , ce domaine retomba dans les mains d£* créanciers de M. Godefroi Bertram, dont les droits étaient pourtant sujets à contestation , au cas que Henri Bertram se fit reconnaître pour héritier substitué. Ce jeune homme confia la direction de ses affaires à messieurs Mac-Morlan et Pleydell , en leur disant que , dût-il retourner aux Indes , il voulait que toute dette légitimement contractée par son père fût payée aux créanciers. Manne* ring , qui était présent, lui serra cordialement la main , et de ce

moment la plus parfaite intelligence ne cessa de]|régner entre eux. La succession de mistress Marguerite Bertram , et les généreux secours du colonel , mirent facilement le nouveau propriétaire en état de faire face à tout. Les recherches et l'habileté de ses amis les avocats leur avaient fait découvrir dans les comptes des créanciers , et notamment dans ceux de Glossin , tant de fraudes et de doubles emplois , que la masse des dettes s'était considérablement réduite. Dans ces circonstances , les créanciers n'hésitèrent pas à reconnaître les droits de Bertram , et à lui restituer le château et les domaines d'EUangowan. Tous les habitants de Woodbourne assistèrent à la prise de possession , qui se fit au milieu des acclamations des fermiers et de tous les habitants du voisinage. Le colonel était si empressé de voir exécuter certaines améliorations qu'il avait recommandées à Bertram , qu'il alla s'établir à Ellangowan avec toute sa famille , quoique , pour le moment , le séjour en fût moins commode que celui de Woodbourne.

Le pauvre Dominie avait presque perdu la tète. En arrivant au château , il grimpa les escaliers, enjambant trois marches à la fois, jusqu'à une petite cellule sous les toits , jadis son cabinet de travail et sa chambre à coucher , que son bel appartement de Woodbourne ne lui avait jamais fait oublier. Mais une pensée désolante vint toutà-coup troubler la joie du pauvre homme. . . Ses livres ! . . . il lui fallait plus de trois chambres pour les contenir !... Pendant que cette importante réflexion occupait son esprit , il fut mandé par Mannering ; il s'agissait de l'aider à calculer les proportions d'une vaste et belle maison qu'il allait faire construire à côté du château neuf d'EUangowan, dans un style qui correspondrait à la magnificence des ruines voisines. Parmi les différents appartements indiqués sur le plan , Dominie en remarqua un d'une très grande dimension , appelé Bibliothèque : à côté une chambre bien proportionnée était désignée sous le nom de Appartement de M. Sampson : « Prodi-gi-eux ! Pro-di-gi-eux ! » s'écria-t-il hors de lui-même.

M. Pleydell avait quitté ses amis en leur promettant de leur faire une nouvelle visite pendant les vacances de Noël. Lorsqu'il arriva à Ellangowan , tout le monde était à la promenade , excepté le colonel qu'il trouva occupé de ces plans dont un propriétaire homme de goût aime souvent à s'entourer.

« Ah , ah ! vous êtes seul? dit l'avocat. Et où sont ces demoiselles?... où est la belle Julia? — A la promenade avec le jeune Hazlevood , Henri et le capitaine Delaserre , un des amis de Ber-

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