LA DISPARITION
Peigne* l'Ecosse réduite à Mm chardon ; m pinte aussi ride qu'on sifflet , et les damnée d'employés de l'excise toujours en recherche, saisissant on alambic , et dans leur triomphe le brisant comme nn frêle coquillage. Braies.
Pendant la durée de son active magistrature , M. Bertram n'oublia pas les intérêts du fisc. La contrebande, pour laquelle l'Ile de Man donnait alors tant de facilités, était générale, ou plutôt universelle, le long delà côte sud- ouest de l'Ecosse. Presque tout le bas peuple la faisait ; la noblesse y donnait la main , et les officiers de la douane étaient souvent empêchés de faire leur devoir par ceux mêmes qui auraient dû les protéger.
A cette époque un certain Francis Kennedy , déjà nommé dans notre histoire, était employé comme officier à cheval ou comme surveillant dans cette partie du pays ; c'était un homme vigoureux , résolu et actif, qui avait fait des saisies de grande valeur , et qui était hal en proportion par ceux qui avaient un intérêt dans le libre commerce , comme on appelait le trafic des aventuriers qui faisaient la contrebande. Il était fils naturel d'un homme de bonne famille ; c'était à cette circonstance et à la galté de son caractère, qui le rendait un convive agréable , à son talent pour chanter une chanson gaillarde , qu'il devait d'être admis parfois dans la société des gentilshommes du pays , et d'être membre de plusieurs de leurs clubs pour, foire des exercices athlétiques, dans lesquels il était très adroit.
A EUangowan , Kennedy était un convive assidu et toujours bien reçu. Sa vivacité épargnait à M. Bertram la peine de penser et le travail que lui coûtait une série d'idées qu'il fallait arranger entre elles; les exploits hardis et dangereux qu'il avait entrepris dans l s exercice de sa charge formaient un merveilleux sujet de conversation. Toutes ses aventures lui attachèrent sérieusement le laird d'EUangowan , et l'amusement qu'il trouvait dans la société de Kennedy fut une excellente raison pour secourir et assister son ami dans l'exécution de son devoir odieux et dangereux à remplir.
« Frank Kennedy, disait-il, est un gentilhomme quoique du mauvais côté de la couverture ; il était allié de la famille d'Eilangowan