‹ GUY MANNERING OU L'ASTROLOGUEChapitre 37 sur 215 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

homme debout Eut là partie saillante du fragment , en supposant ce dernier ddns sa première situatiôii , n'avait pu en déranger l'équilibré par son poids et l'entraîner avec lui du haut du rocher , et ee fragment ptihissatt en même temps si peu solide que l'action d'un Itfiefr oti les forces f éunies de trois ou quatre hommes avaient pu le détacher aisément du rocher. Le petit gazon qyi environnait le bord dtf précipice était foulé comme s'il avait été battu par les talons d'iin homme pendant une lutte mortelle bu un violent exercice. Des traces sembîdbles , moins visiblement marquées , conduisirent Aàm ses recherches le judicieux magistrat sur la lisière d'un taillis qui, à cet ehdroit , s'élevait jusqu'au sommet duroeheret garnissait les bords du précipice.

 force de patience et de persévérance ils découvrirent des traces dans la partie la plus épaisse du taillis , route que personne n'autiit volontairement choisie , à moins d'être dans l'intention de se cacher. La on trouva d'espace en espace des marques évidentes de violence et de lutte. t)e petites branches étaient brisées par intervalles; comme si elles at aient été saisies par un malheureui renversé et résistant aux efforts de ceux qui l'entraînaient. La terre. <\n\ était en quelques endroits hilmide et marécageuse , présentait empreinte de plusieurs pieds. Il y avait quelques traces qui paraissaient être dé sang humain.

Bans tous les cas , il était évident que plusieurs personnes s'étaient frayé un passage difficile à travers les chênes, les noisetiers et le taillis , et en quelques endroits on voyait des traces , comme si nn sac plein de grains oti un corps mort , bu quelque chose d'um volume solide et pesâiit, avait été traîné sur la terre. Dans un endroit du taillis était un petit terrain marécageux dont l'argile mêlée de marrie était d'une couleur blanchâtre. Le dos de l'habit de Kennedy semblait offrir des taches de la même couleur.

Enfin, à environ tin quart de mille dii précipice , les traces conduisirent à uii petit espace découvert dont la terre était entièrement foulée et trempée de sang , quoique des feuilles sèches eussent fté jetées sur le sol , et qu'on eût pris à la hâte dès précautions pour effacer ces marques qui semblaient évidemment avoir eu potir cause une lutte désespérée. D'un côté de cette esplanade on trouva le coutelas de l'infortuné Kennedy; il était dégainé et semblait avoir été jeté dans le taillis; de l'autre, le ceinturon et le fourreau, qui paraissaient avoir été cachés avec plus de précaution;

Le magistrat eut soin que les empreintes des pieds qui se trotta

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raient en cet endroit fassent mesurées et examinées. Les unes correspondaient exactement aux pieds de la malheureuse victime , d'autres étaient plus grandes , quelques unes plus petites : on pouvait supposer que pour le moins quatre ou cinq hommes l'avaient attaquée. En outre, çà et là on remarqua les traces d'un pas d'enfant , et comme on n'en découvrit aucune autre ailleurs , et que la mauvaise route de cheval qui traversait le bois de Warroch était près de cet endroit , il était naturel de penser que l'enfant avait pu s'échapper dans cette direction pendant la mêlée. Mais comme on n'en entendit jamais parler , le shérif, qui fit un relevé exact de toutes ces circonstances , ne put s'empêcher de penser que le mort avait été assassiné , et que les meurtriers , quels qu'ils fussent , s'étaient emparés de la personne du petit Henri Bertram.

On fit toutes les recherches possibles pour découvrir les criminels; les soupçons se partageaient entre les contrebandiers et les Égyptiens.

Le sort du vaisseau d'Hatteraick était certain. Deux hommes , du côté opposé de la baie de Warroch (c'est ainsi qu'on appelle le passage du côté méridional de la pointe de Warroch) avaient vu , quoiqu'à une très grande distance, le lougre faire voile à l'est , après avoir doublé le promontoire , et ils avaient jugé , d'après les manœuvres, qu'il était désagréé. Peu de temps après, ils s'aperçurent qu'il avait touché , et qu'il en sortait de la fumée ; enfin ils le virent en feu. Il jetait une flamme brillante, comme l'un d'eux s'exprima, quand parut à leurs yeux un vaisseau du roi, le pavillon déployé, dépassant le promontoire. Les carions du lougre enflammé se déchargeaient à mesure que le feu les gagnait ; enfin ils le virent sauter avec une grande explosion. Le sloop de guerre se mit au large pour sa propre sûreté , et après avoir louvoyé jusqu'à ce que le lougre eût sauté, il se dirigea vers le sud à toutes voiles. Le shérif interrogea avec beaucoup de soin ces deux hommes , et leur demanda si aucune barque n'avait quitté le navire. Ils ne purent l'affirmer. Ils n'en avaient vu aucune ; mais la fumée épaisse qui, partant du vaisseau enflammé, était poussée vers la terre, avait pu dérober à leurs regards la direction de ces barques.

Il n'y avait pas de doute que le vaisseau détruit ne fût celui de Dirk Hatteraick. Son lougre était bien connu sur la côte , et on l'attendait justement à cette époque. Une lettre du commandant du sloop royal , auquel le shérif s'adressa , mit la chose hors de doute. H y joignait un extrait de son journal, annonçant qu'à la réquisi-

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