XI. Il INTROIHCTION
Bernard Peyrilhe, l'écrivain, né le 10 janvier 1737 à Pompignan (Tarn-et-Garonne), est mort le 12 février 1804. Il publia en commun avec Dujardin l'Histoire de la Chirurgie (1774-1780). Il fut nommé professeur de matière médicale à l'École de Santé lors de sa fondation en 1704. Il a publié un Essai sur la vertu anti-vénérienne des alcalis volât ils (Paris, 1774 et 1786), vertu qui s'est depuis complètement volatilisée.
Michel Augustin Thouret, à qui la lettre est adressée, était né le 5 septembre 1749 à Pont-1'Evêque ; il mourut au Bas-Meudon, le 19 juin 1 8 1 o . Docteur régent de 1 774. 11 est souvent question de lui dans le XXIVe volume des Commentaires de la Faculté dont j'ai achevé la publication en 1903, après la mort de Varnier, mon ami bien regretté, qui en avait été l'initiateur avisé.
Thouret devint directeur de l'Ecole de Santé en 1794; c'est lui qui fut chargé avec Fourcroy de désigner parmi ses collègues et les chirurgiens réputés les professeurs de l'École.
Tout d'abord un peu sceptique sur l'affirmation de Pevrilhe au sujet des lettres autographes (car en pareil cas les collectionneurs n'ont jamais que des autographes), je ne tardai pas à me convaincre, par la comparaison de ces lettres avec le compte rendu des deux années de décanat de Patin, inscrit de sa main au treizième registre des Commentaires, qu'il ne pouvait subsister aucun doute sur l'attribution de Peyrilhe. Elle est incontestable. Mais si ces lettres sont de l'écriture de Patin, elles ne peuvent être les documents que la poste a transmis à leurs destinataires, car souvent un même feuillet comprend deux lettres distinctes dont l'une aurait dû aller à Leyde, l'autre à Nuremberg.
Il ne peut s'agir ici que des copies ou des brouillons (Patin dit brouillards) des lettres de Patin. La question est d'ailleurs tranchée par l'écrivain lui-même, car au