INTRODUCTION I.XIII
très françaises adressées à Patin par plusieurs de ses correspondants et de deux cahiers en latin dont l'un sur l'opium et le laudanum, cahiers qui sont attribués
cardinale, sous la présidence de Claude Germain : An in magnis injlatnmationibus et doloribus sanguinis missi" ad a ni mi deliquium ?
Cette thèse porte imprimée la mention suivante :
« Resciant omnes et singuli Thesim à M. Francisco Blondel de Antimonio exaratam sub nomine Claudii Germain his conceptis verbis expressam et négative conclusam : Potuiine hactenus ullà preparatione antimonium entendûri? in Scholis .Medicorum non fuisse disputatam, sed tvpis mandatam cura solius M. Krancisci Blondel, invita Facultate et M. Joanne Armando de Mauvillain Decano vêtante, vi Facultatis Decreti nonaginta duorum doctorum suffrages lati. Senatusque consulto confirmati. Tum denium die Mercurii 21 Martii 1668 novo et altero Senatus decreto, orante Decano, prohibuit Senatus ne haec Thesis de Antimonio in Scholis Medicorum propugnaretur. »
La thèse ici incriminée avait été présentée par Dacquet pour être soutenue sous la présidence de Claude Germain; François Blondel, acolyte de Guy Patin dans sa lutte contre l'antimoine, était l'auteur de la thèse. Par arrêt du Parlement, cette thèse ne fut pas soutenue. Blondel est ce doyen, rompu à la chicane, qui soutint le procès de la Faculté contre les chirurgiens barbiers, et qui lit la vie si dure à son malheureux successeur au décanat, Morisset.
Le nom de Patin se rencontre très rarement après il dans la collection des thèses de la Faculté, ce qui n'est pas surprenant puisqu'il partir de cette date il témoigne de son éloignement pour ses collègues en ne venant pas assister aux séances solennelles de reddition des compter
On le voit cependant figurer comme docteur disputant à la thèse de Lisleman le 3i janvier 1609. Charles Patin est alors parti pour l'exil, et Robert Patin est mortellement atteint de tuberculose.
Presque à la tin de sa carrière, Guy Patin se voit obligé d'accepter la présidence des thèses d'un Picard qui avait sans doute été son élève, Jean Cordelle, de Ham : c'est évidemment Patin qui a rédigé les thèses et il y témoigne de son irréductibilité.
La première est soutenue le 18 décembre 1670 et conclut
I \l\ INTRODUCTION
a Patin par une note latine qui les précède. Le motif de l'attribution est ingénu, sinon ingénieux. « l.e style, dit-elle, trahit Patin, attendu qu'il est : punis et ab omni ambiguitate alienus. »
Le rédacteur de la note ajoute, à l'appui de son attribution, que J.-A. Van der Linden y est cité comme un ami particulier de l'auteur.
Quand on a disséqué un peu Patin, on admet volontiers qu'il pût appeler Van der Linden son ami, malgré le mal qu'il dit de cet ami particulier dans une lettre du 12 mai 1 066 : « Il faisoit profession d'un métier qu'il n'cnicndoit guères», et dans plusieurs autres1.
Le dernier feuillet du registre est constitué par le billet de convocation aux obsèques de Guy Patin.
Ce bulletin porte au dos une mention manuscrite ainsi conçue:
Meuse Martio die Mercurii 3oa, anno i6j2 horâ XI3 serotinâ, occubuit Guido Patinus, cetatis suce 7/,
contre la circulation du sang : Non ergo sanguis per omnes corporis venas et arterias jugiter circumfertur.
La seconde, du 5 mars 1671, conclut : Est ergo Theriaca pestilenti febre jactatis venenum.
La troisième thèse de Jean Cordelle ne fut soutenue que le 28 février 1672. Guy Patin était sans doute alors confine au lit par la pleuro-pneumonie dont il mourut.
1. Dans sa lettre du 16 décembre i653 à Ch. Spon. Patin lui annonce avoir reçu de Leyde un ouvrage de Van der Linden, Medicina physiologica. et il ajoute : * Ce livre devoit. être intitulé Medicina phylologica [toujours des jeux de mots en latin], et j'ai trouvé après l'avoir lu que tout ce livre n'était que de la crème fouettée, que cet homme était un homme docte, mais que c'était écrire de Anatumicis non Anatumicus.
Un hasard particulièrement heureux vient de mettre en mes mains le portrait à l'eau-forte de Van der Linden, qui lui fut dédié par Guy Patin. Cette dédicace est évidemment un témoignage d'amitié ; est-il bien sincère ?
Paru etProf.Regùu. §
en
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peripneumonid correptus, septimo morbi die, moue sanâ ad extremum usque spiritum.
Postridie expositus in cède Dei sacra sut invocatione Sancti Germani Altissiodorensis. Requiescat in pace. Amen.
Au catalogue des récents de 1671-72, Guy Patin ligure pour la dernière fois, et une note marginale dit : Guy Patin obiii a. 1672. — Nulla, quod miror, de eximii ingenii rira mentio reperitur.
Patin s'était depuis longtemps éloigné de ses collègues qui Pavaient trahi par leur vote pour le rétablissement de l'antimoine au Codex. Depuis lors, sa signature est absente de l'approbation des comptes annuels.
Lui-même, pendant son décanat, prenait au contraire grand soin de porter au registre les indications biographiques relatives à ses collègues décédés. On trouve des indications, qui sont incontestablement de sa main, portées sur les registres pour des époques bien antérieures à son décanat. C'est ainsi qu'on voit intercalée au 3i août 162g la mention de la mort de Jean Duret : Vir clarissimus, plané incomparabilis Doctor Medicus parisiensis.
Patin n'obtint pas pareil éloge de ses collègues, en dehors de la brève mention anonyme signalée plus haut.
Ce préambule devait faire, à l'origine, la matière d'un ou deux petits articles du Passé para-médical. Le voici maintenant très dilaté; il n'en reste pas moins pur d'une prétention quelconque à l'érudition.
J'ai tenu à ne baser cette étude que sur les deux éditions que je possédais, et me suis abstenu de jeter même un coup d'œil sur celle de Réveillé-Parise, et surtout sur celle plus moderne et qui passe pour bien
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plus intéressante qui fut entreprise par le docteur Triaire, mais qu'il laisse inachevée. Je tenais a ne me laisser suggérer aucune opinion étrangère.
Mon bon ami le Dr Paul Fabrc. de Commentry, m'a
signalé l'existence d'une thèse de doctorat si:r Guy Patin, inspirée par Labouibène. Je ne l'ai pas consultée pour le même motif.
Je fais suivre cette introduction d'extraits classés par ordre de matières en quelques chapitres, et dans ces chapitres par ordre chronologique. Cette classification est évidemment tout artificielle, une citation pouvant contenir des attaques contre un confrère, combinées au dénigrement de l'antimoine ou de l'opium, à un exposé de la thérapeutique personnelle de Patin, et fournir en même temps un document historique ou anecdotique.
Je n'ai pas cherché à unifier l'orthographe; le travail nécessaire eût été considérable et sans utilité pratique. J'ai donc conservé l'orthographe de chaque éditeur sans me préoccuper même de sa variabilité. Il m'a semblé inutile de donner l'indication du destinataire de la lettre à laquelle est emprunté un fragment, l'indication n'ayant dans l'espèce aucune importance.
Je ne me suis pas astreint à donner des extraits intégraux ; j'ai fait des suppressions de détail, sautant des phrases pour alléger l'allure générale, mais je me suis efforcé de rester toujours de bonne foi dans ces radiations, et n'ai jamais cherchée faire pendre mon homme avec une ligne de son écriture.
L'avertissement de l'édition d'Amsterdam exprime le regret qu'il ait été impossible de joindre aux lettres de Patin à Spon celles que celui-ci répondait. Le manuscrit 237 nous a fourni 19 de ces lettres de Spon; nous les donnons intégralement pour terminer ce volume.
Suivant le principe que j'ai adopté pour mes publications antérieures, j'ai tenu à illustrer le texte des por-