III. Drogues diverses décriées Eaux minérales
«=ft> // juin 164g. — Paré, en sa Chirurgie, reprend fort bien ces anti-épileptiques, et s'en m ocque de bonne grâce, lorsqu'il parle de Ungula Alces et de cornu unicornis, comme a fait Smetius in Miscellaneîs et Kekermannus in Physicis.
Et ne pensez pas rejetter l'opinion de Paré sous ombre que ce n'étoit qu'un chirurgien : l'autheur de son livre a été un sçavant .Médecin de Paris, nommé Maître Jean Hautin, Altinus, qui mourut ici un de nos anciens, l'an 1 (3 1 5 '.
M. Moreau et toute notre École se mocque aujourd'hui de ce fatras, et combien que parmi 1 1 «S docteurs que nous sommes, il y ait encore quelque particulier, qui ut facial rem. si non rem quoeumque modo rem, adhuc favet occullo Pharmacopoeis, néantmoins personne n'en ordonne à Paris et hujus erroris extirpationem debemus sapientissimœ et eruditissimœ Pietrorum familiœ.
1. Qu'est-ce aujourd'hui que Jean Hautin. même sous son nom latin de Altinus, en face d'Ambroise Paré ?
8 janvier i65o. Quand je parle contre les cardiaques à M. Garnier je combats véritablement
une erreur: mais ce n'est pas assez, c'est qu'après avoir parlé pour iceux, il me dit en riant qu'encore faut-il en ordonner, quand ce ne seroit que pour taire plaisir aux apothiquaires. Ce premier est une erreur en science, et l'autre en conscience ; c'est pécher in utroque.
Il n'y a rien chez les malades que les apothiquaires haïssent tant que le cito, tuto et jucundè tant recommandé par Celse et par Galien ; joint même que quand je me mêlerai de couper des bourses, je ne les délivrerai point étant coupées, ni ne les baillerai en garde aux apothiquaires quorum nomen, artes et impostures œquè mihisunt odiosoe. Cela doit être fort honteux à un homme en notre profession cum ejusmodi hominum génère gallinam deprœdari, aux dépens des pauvres malades qui se fient à nous et n'attendent de secours que de notre fidélité. Sed tamen finis sit inepliarum.
<^> 4 février i05o. — La réputation de la Thériaque est sans effet et sans fondement. Elle ne vient que des apoticaires qui font ce qu'ils peuvent afin de persuader au peuple l'usage des compositions, et d'ôter s'ils pouvoient la connoissance et l'usage des remèdes simples, qui sont bien les plus sûrs et les plus naturels.
Si j'avois été mordu d'un animal venimeux, je ne m'en fierois pas à la thériaque ni à aucun cardiaque externe et interne des boutiques. Je me ferois profondément scarifier la plaie et y aplique-
W1I1ROISE pari; (Gravure de Delaulne, aJ vivum.)