‹ Guy Patin [par] Pierre PicChapitre 6 sur 76 · XX · texte numérisé non relu

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IN ÎHODL'CHON

dcr Linden, injuriant les pauvres, comme ces trois malheureux Chartier, ses collègues. Bien volontiers il eût l'ait sien cet aphorisme amer d'un sceptique du xvnr siècle : « Pauvreté n'est pas vice, c'est bien pis. »

« C'est un des plus honnêtes hommes du monde, dit-il du président de Blancmesnil, l'un des meneurs de la Fronde1, et un des plus sages pour son âge, n'ayant pas encore atteint l'âge de trente-deux ans, avec 20.000 livres de rentes a trois lieues de Paris. Nous en disons de bonnes nous deux quand nous sommes enfermez. »

Pour ce régent qui considérait l'épithète de Ga\cllicr comme la plus infamante de son répertoire quand il la jetait au nez camus de Renaudot, il semble qu'il avait lui-même l'âme d'un nouvelliste, et qu'il ne se refusait pas assez le plaisir de faire du reportage en matière de crimes et de beaux supplices.

Si nous examinons à ce point de vue les deux volumes de l'édition de 1718, nous voyons que dans les premières années les notes qu'il adresse à Spon à ce sujet restent exceptionnelles, bien que les crimes et les exécutions ne fussent pas rares à Paris à cette époque.

A partir de 1654 les mentions deviennent plus fréquentes. En 1 655 on trouve, au tournant du pouce, neuf faits divers importants qui eussent fait la joie et la fortune de nos quotidiens.

Delussel rompu, Gonoton pendu, Prévost rompu, apothicaire empoisonné, incendie, un Vénitien rompu, un curé arrêté, des voleurs pendus, une femme pendue pour émission de fausse monnaie, châtiment bien doux pour l'époque, puisque l'usage était, antérieurement, de

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