‹ Guy Patin [par] Pierre PicChapitre 7 sur 76 · Lettre à Falconet, 14 juin i65o · texte numérisé non relu

Lettre à Falconet, 14 juin i65o

INTRODUCTION XXXI

brûler vifs ou de jeter vivants dans l'eau bouillante les faux monnayeurs l.

En i65ô, un peu de calme; mais en 1657 il y a presque un beau crime, quelquefois deux, dans chaque lettre: avril, un voleur pendu; mai, crimes divers, Foin, assassin, rompu ; juin, un domestique rompu ; un voleur pendu ; août, laquais fouettés ; septembre, Cricaut, brûlé pour avoir enlevé une religieuse ; octobre, voleur pendu ; décembre, voleurs pendus.

Si nous possédions la correspondance avec Spon au delà de i658, nous verrions sans doute qu'elle avait fini par rouler uniquement sur deux leitmotiv : les assassinats commis par les antimoniaux et les hauts faits du bourreau de Paris.

Nous avons vainement cherché dans l'édition de 1 707 mention du supplice du pauvre Claude Le Petit, auteur du Paris ridicule et burlesque, pendu puis brûlé en Grève en 1G64 pour une chanson impie contre la Sainte- Vierge.

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Au point de vue philosophique et religieux, la mentalité des Encyclopédistes du dix-huitième siècle nous parait en puissance dans le cerveau de ce railleur, leur aïeul. Ses plaisanteries sont des plus mordantes contre les superstitions et les abus des catholiques de son temps. lien veut surtout aux jésuites, « ces maîtres passerons, ces carabins sortis de la brayette du Père Ignace». 11 réserve toutes ses tendresses pour les jansénistes, ne se sent pas de joie du succès que rencontrent les Provinciales et s'efforce de faire partager son enthousiasme à tous ses correspondants.

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