Chéruel, Dict. des Institutions. Art. Monnaie
XXXII INTRODUCTION
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Avant d'aller plus loin dans cet examen qui n'a porté jusqu'ici que sur les grandes lignes, il nous paraît utile de nous arrêter sur un point qui serait capital pour l'étude des détails.
Que doit-on penser de l'authenticité des lettres de Patin, telles qu'on les rencontre dans les éditions primitives ?
Au risque de faire bondir sur son fauteuil quelque gobeur patenté, je déclarerai ici « tout à plat », comme disait Patin, qu'il me parait douteux que cette publication ait été faite sans des retouches si importantes que la poule aurait peut-être du mal à reconnaître ses poussins.
Pour tenter de justifier cette supposition d'apparence hasardeuse, comparons les deux éditions que nous avons en mains.
Nous devons tout d'abord constater que l'édition princeps (à Paris, chez Jean Petit, MDCLXXXV) et la seconde (chez Jean Petit, MDCLXXXVIII, avec un portrait de Guy Patina sont identiques et constituées de 196 lettres s'échelonnant de janvier 1645 à janvier 1672.
La troisième édition, parue en 168g à Rotterdam chez Reinier Leers, n'est encore qu'une simple réimpression, et vraisemblablement une contrefaçon des deux premières, car elle n'en diffère que par l'adjonction d'une 197e et dernière lettre datée du 4 février 1672.
Aucune mention n'est faite dans l'avant-propos de ces trois éditions sur la manière dont les lettres originales sont arrivées entre les mains de Jean Petit. L'avantpropos contient une erreur singulière. Il y est dit que Patin fut élu doyen en 1 652, et que trois ans plus tard (i655) il fut nommé professeur royal.