INTRODUCTION XXXIII
Or, i! ressort des lettres mêmes de Patin, aussi bien que des registres de la Faculté, que Patin fut élu doyen le 5 novembre i65o et confirmé, suivant l'usage, en novembre i65i pour Tannée scolaire.
La plus ancienne des deux éditions que je possède est celle de van Bulderen, publiée à la Haye en 1707, en trois volumes, avec un portrait de Patin qui contrefait celui de l'édition de 1608 de Jean Petit.
Elle est augmentée, dit le titre, de plus de 3oo lettres sur les précédentes éditions. En réalité, elle contient 35o lettres de plus que l'édition de Rotterdam de [689; l'éditeur continue à ne rien dire des sources où il s'est procuré ces 35o lettres.
Les destinataires sont toujours désignés par des initiales, qui restent assez transparentes quand on sait que les principaux correspondants de Patin en France étaient Garnier, doyen du collège de Médecine de Lyon, André Falconet et Charles Spon, professeurs au même collège.
L'autrede mes éditions, publiée à Amsterdam en 1718, en 2 volumes, est composée de i65 lettres, échelonnées de novembre [642 à décembre it>5o, et qui sont toutes, dit le titre, tirées du cabinet de M. Charles Spon.
Dès le premier coup d'oeil on est frappé de ce fait que les lettres de l'édition de la Haye sont toujours beaucoup plus courtes que celles de l'édition d'Amsterdam, dont le caractère d'impression est d'ailleurs sensiblement plus compacte '.Toutes proportions gardées, l'édition de van Bulderen ne devrait pas renfermer plus de 200 lettres, tandis qu'elle en comporte 547.