EXERCICES DES EXTRÉMITÉS SUPÉRIEURES
La force et la souplesse des bras étant de la plus grande nécessité pour celui qui se propose de faire des progrès dans la gymnastique , on ne peut assez recommander aux jeunes gens d’employer tous les moyens propres à acquérir ces deux qualités. Tout le monde est convaincu que la force des bras peut nous être d’un très- grand secours dans beaucoup de circonstances, et quelquefois même nous sauver la vie. Dans un incendie , par exemple , où nous sommes obligés de descendre à une échelle mal assurée 9 dont les échelons sont mouillés , l’un ou les deux pieds à la fois nous glissent , et nous faisons une chute plus ou moins dangereuse , à proportion de la hauteur d’où nous tombons 3 cette chute est inévitable si nos bras ne sont pas assez forts pour résister à la secousse qu’ils éprouvent en voulant retenir le corps qui vient de perdre son point d’appui, et s’affaisse avec beaucoup de violence dès qu’il ne rencontre aucun obstacle. Ce cas est un des plus communs , et auquel presque tous les hommes sont exposés pour le moins une fois dans leur vie. Je le répète encore , les avantages que nous procure la force des bras sont incalculables , si l’on considère les situations pénibles où
I on peut se trouver , soit sur un vaisseau dans une barque , sur un pont, à la suite d une chute inopinée en nous accrochant par nos bras aux objets que nous rencontrons en tombant 5 si nous avons assez de force, nous pouvons nous retenir, et même remonter sur les objets doù nous étions sur le point d’être précipités.
Exercices préparatoires pour développer et augmenter la force des extrémités supérieures.
Mouvement des bras.
Ie . Exercice. — Enlever droit devant soi.
Tous les élèves étant placés dans laposition et dans l’alignement que j ai indiqué plus haut , au commandement de 1 instructeur , en avant , un , ils tendent en même temps les bras en avant, à hauteur du creux de l’estomac , les poings fermés ,, les ongles en dessus , et restent la. Deux , îes bras tombent sans mollesse le long des cuisses ; un , ils reviennent à la première position. En avant, deux , ils retombent encore le long des cuisses^ et ainsi de suite, en comptant toujours un, deux , un, deux , à temps égaux, jusqu’au commandement halte *