Exercice . — Enlever parallèle aux oreilles
Cet exercice a quatre temps distincts. Un , c’est enlever les bras à la hauteur du creux de l’estomac cornms à l’exercice précédent. Deux , c’est les placer parallèlement aux oreilles , les poings fermés les ongles en face. Trois, c’est revenir à la position en avant. Quatre, les bias retombent parallèles au corps. Tous ces mouvemens doivent s exécuter avec vitesse et à temps égaux. Le haut du corps n a point de mouvemens particuliers ; il doit être dans un parfait équilibre sur les hanches.
iiie. Exercice. — Mouvement de balancier .
Ce mouvement s’exécute en portant le bras , le poing fermé, d’arrière en avant , avec force et à temps égaux; premièrement avec un bras, ensuite avec les deux à la fois. Quand il n’y a qu’un bras qui agit > celui qui est en repios doit être replié sur la poitrine , le poing fermé.
Il faut pendant ce mouvement roidir un peu l’épaule et l’avant-bras de la partie en action afin d’empêcher les ligamens capsulaires de trop s’étendre.
ive. Exercice. — Mouvement en fronde.
Ici , l’un des bras décrit avec vitesse un cône , dont la base se trouve à l’extrémité de la main , et le sommet à l’articulation de l’épaule. Il est entendu que l’on fait le même mouvement des deux bras aîternativëment , ensuite des deux bras à la fois. Pendant ce mouvement, il ne faut pas trop abandonner le bras à son propre poids , afin que la tête de î’bumerus qui se meut dans la cavité de l’omoplate, éprouve une friction égale et bien ménagée. Pour exécuter sans gêne cet exercice et les suivans , il faut placer les élèves à deux pas de distance.
Ve. Exercice. — Développer devant y frapper derrière.
Le but principal de cet exercice étant de développer et de faire ressortir la poitrine , en agitant avec force les muscles de cette partie , il faut que l’instructeur j veille avec soin à la justesse de l’exécution des mouvesuens. Ainsi que le précédent, cet exercice a quatre temps distincts. Un 1 c’est enlever les mains le long des côtes, la pointe des doigts inclinée vers la terre, les rassembler au-dessus de la tête , le dos des doigts collé
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depuis la seconde phalange, les ongles en face. Deux de cette position, en développant avec grâce les bras à droite et à gauche , ils se trouvent tendus horizontalement , la paume de la main en dessus. Trois , en abaissant doucement les bras , on tourne les mains ; dès qu’elles se trouvent à la hauteur des hanches , on les frappe en les joignant derrière. Quatre , les mains se placent le long des cuisses-, ainsi, un , c’est enlever et joindre les mains. Deux , c’est déployer et étendre les bras horizontalement de chaque côté du corps. Trois , c’est affaisser les mains , en les tournant pour les joindre et les claquer sur le dos. Quatre 3 c’est replacer les mains le long des cuisses. Pour bien exécuter cet exercice , il faut développer avec grâce , et bien exprimer tous les temps.
vie. Exercice. — Détacher de côté.
Au commandement un , tous les élèves , en levant les bras presque au niveau de l’épaule, les replient dans la direction des aisselles, les poings fermés, les ongles au corps. Au commandement deux , chacun détache (soit à droite) un coup sec , sans cependant allonger le bras , et revient à la première position -, ensuite les deux mains agissent alternativement, ce qu’il faut bien distinguer des deux mains mises en action spontanément. Dans le premier cas , il y en a toujours une qui détache , tandis que l’autre revient au corps , au lieu que dans les deux mains mues à la fois , il n’y a qu’un seul coup • les mains détachent et replient en meme temps.
vne. Exercice. - — Détacher devant soi .
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Il s’exécute de la manière suivante :
Assuré de son aplomb sur les extrémités inférieures , lève joint les coudes au corps , replie les bras vers la
hauteur de la poitrine , les poings fermés , les ongles tournés vers 1 épaule. Au commandement un , il détache lin coup sec droit devant lui , sans néamoins tendre le bras entièrement, et continue le même mouvement avec beaucoup de force et de vitesse , tantôt de l’un , tantôt de l’autre bras, et enfin des deux bras à la fois. Quoique trèssimples en apparence, ces exercices, et ceux des extrémités inférieures que F on peut faire sans instrumens , sont plus utiles que Fon ne croit-, ils méritent surtout d’attirer l’attention des pères et des instituteurs éclairés, parce que chacun peut les exécuter sans aucuns frais. Ceux des extrémités supérieures sont très - salutaires pour les jeunes gens des deux sexes qui ont la poitrine étroite , les épaules roi des et mal placées , une courbure clans la colonne vertébrale , etc. , en développant les muscles des bras , des épaules , de la poitrine et du dos. Ces mouvemens souvent répétés ont encore l’avantage d’asseoir bien d’aplomb le haut du corps sur les hanches, et de donner de la grâce , de 1 aisance aux mouvemens des bras et du tronc.
Pour les premiers exercices avec un instrument , il suffit d’assujettir au plafond une perche de la grandeur on de la longueur du local où Fou veut s’exercer, laissant entre la perche et le plafond un espace assez considérable pour faciliter le jeu des mains. On peut indifféremment assujettir cette perche avec des anneaux de fer fixes ou avec des cordes. Ces dernières doivent obtenir la préférence , parce qu elles ont l’avantage d’accoutumer les mains â tenir tout le poids du corps sus pendu à des objets mouvans , ce qui augmente beaucoup la force.
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