LE BATON FIXE
Ier. Exercice. — Pendre aux deux bras.
Cet exercice consiste à tenir tout îe poids du corps suspendu pendant plusieurs minutes d’abord aux deux mains , ensuite à une seule ( V. tab. bg- i3.) Les bras sont tendus , et toutes les autres parties du corps pendantes. L’instructeur fait relever les genoux aux enfans d’une constitution faible, et reste près deux afin d’empêcher que leur corps ne tourne. Pour se fixer à la perche , on monte sur un objet quelconque , que l’on éloigne aussitôt avec l’un des pieds, et que l’on lait ôter tout-à-fait dès que l’on est fixé. Pour descendre, on lâche les deux mains à la fois , et on tombe légère” ment sur la pointe des pieds, le haut du corps penché en avant. Les bras de l’instructeur doivent souvent aider les plus maladroits à se fixer et à descendre de la perche.
11e. Exercice. — Glisser de côté .
Lorsque l’on aura acquis la facilité de se tenir fixé à la perche plusieurs minutes de suite , tantôt par l’un, tantôt par l’autre bras, il faudra essayer de faire îe trajet de la perche en glissant les mains l’une après l’autre , de côté, les geuoux joints et relevés vers la figure. L’instructeur doit aider aux jeunes gens d’une faible constitution , en leur soutenant les reins avec ses deux mains posées à plat dans la direction des hanches. En facilitant le mouvement que fait l’élève pour avancer , cette précaution prévient les chutes , et encourage beaucoup les enfans>
GYMNASTIQUE ine. Exercice. — Aller droit ,
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Pour avancer droit, étant fixé à la perche, il faut s’enlever à force de bras jusqu’à ce que l’épaule (soit la droite) se trouve peu éloignée delà perche; ensuite essayer d’avancer, en passant une main au-dessus de l’autre , les genoux joints et relevés vers la figure. Les premières fois 1 instructeur suivra son élève, afin de veillera la justesse de ses naouvemens , et faire cesser l’exercice dès qu’on s aperçoit qu’il est fatigué. Aussitôt qu’on est parvenu à faire plusieurs fois le trajet de la perche sanslâcher prise^ on peut essayer de revenir de l’endroit d’où l’on est parti sans se retourner, c’est-à-dire sans aller en arrière. Quoiqu’il n’y ait pas le moindre danger , on ne permet ce travail qu’aux plus vigoureux, parce qu’il est très-fatigant»
ive. Exercice. — « Saisir au passage.
La perche étant fixée à la hauteur que l’on peut atteindre en sautant , on recule plusieurs lois , et on s’élance en portant les bras vers la perche pour s’y fixer avec les deux mains. Quoique cet exercice paraisse un peu difiîçile , on a surmonté tous les obstacles quand on a trouvé le juste point de l’élan , ce qui dépend de la force et de l’agilité du sujet»
ve. Exercice. — Enlever droit sa, ns élan .
Le cinquième exercice est une suite des premiers. Il exige beaucoup plus de force que les précédens ; mais on peut facilement y réussir, si l’on a bien exécuté ceuxci. Le bâton placé à la hauteur que Ton peut atteindre sans sauter, on l’empoigne des deux mains par le milieu, on s élève à force de bras et sans élan , jusqu’à ce que
ÉLÉMENTAIRE. io5
la poitrine soit de niveau avec la perche ; on reste un moment dans cette position , ensuite on laisse doucement affaisser le corps jusqu’à ce que les bras soient tendus ; ensuite , en élevant le corps à force de bras , onrevientà la première position, etc. ( V . tab. 4, fîg. 1 4*) Quand on a passé par tous ces exercices , et qu’on y a réussi, on peut les essayer à la corde inférieure du dévidoire , ce qui est beaucoup plus difficile , parce que cet instrument est très-mobile.