EXERCICES PRÉPARATOIRES POUR
LA LUTTE
icr. Exercice. — — Carré des mains .
Dans la position que représente la fig. 78 , pl. I0 deux jeunes gens essaient à s’entraîner mutuellement, U faut observer que , lorsque la main gauche tient îa
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t0 GYMNASTIQUE
droite , c’est le pied gauche qui se trouve en avant. Il en est de même pour la partie droite : quand la droite tient la gauche , le pied droit se trouve en avant.
IIe. Exercice. - — Epreuves à terre à l’aide des bâtons •
La fig. 76 , pl. 11 , représente la position des deux lutteurs. Il s’agit ici d’enlever son adversaire 5 plus l’on est ramassé , plus Ton a de force , surtout quand on a soin de ne jamais écarter les jambes , en tirant par secousse.
111e. Exercice. — Epreuve à ï aide du dynamomètre,
La fig. 74 5 ph 10 , présente la manière la plus sûre de connaître la force totale d’un individu quelconque» On peut aussi de la même manière essayer la force des extrémités inferieures , sans l’aide des mains \ pour cette opération , on emploie une ceinture qui entoure les reins , et se fixe par un crochet au dynanomètre. ( V « tab. 11 , fig. 75.) La figure 72 de la planche 10 offre le moyen de mesurer la force de pression des mains,
ive. Exercice. — Baiser la terre en équilibre , sur les bras et la pointe des pieds .
Tous mes élèves sont placés sur une même ligne. Au commandement à terre l en avant l chacun , en étendant les bras, droit devant lui, tombe sur les mains, en pliant un peu les articulations inférieures , et s’étend
comme le représente la fig. 77? P^* XI* commarî“ dement un , il se baisse , pour ainsi dire , jusqu a terre , en poussant le corps en avant , sans plier les reins ni les genoux , et reste là un instant. Au commandement
ÉLÉMENTAIRE. ifô
deux , il reprend la première position , et ainsi de suite, jusqu’au commandement debout. Plusieurs de mes élèves font cet exercice jusqu’à quarante reprises, sur les bras et îa pointe des pieds , sans s’afïaisser ; c’est-à-dire , qu’ils baissent et relèvent le corps , à l’aide des bras et des pieds , le nombre de fois indiqué , sans se reposer , ni plier les reins ou les genoux. Pour varier l’exercice ÿ on peut , dans cette position , décrire un cercle avec les pieds ; les mains sont au centre et servent de pivot. On peut aussi faire l’inverse en marchant sur les main 3} alors les pieds sont au centre : de Fune ou de Fautre manière , on décrit toujours une périphérie .
ve. Exercice. — * Le saut du houe .-
Placé à la même position , il faut tâcher d’avancer, en sautant, sans plier aucune articulation. Ce sont les reins et les bras qui donnent l’élan , les pieds doivent suivre , sans tramer à terre.
vie. Exercice. — A terre en arrière .
Ici l’on est en équilibre sur les mains et les talons , les autres parties du corps aussi éloignées de terre que possible. ( V . tab. 11, fig. 78.) Au commandement un , tous mes élèves , en appuyant fortement sur les mains et les talons , portent en avant les genoux, qui doivent être bien joints , et gardent cette position jusqu au commandement deux , qu’ils reviennent à la première position, et ainsi de suite, jusqu’au commandement debout. Dans ces exercices , on a pour but de fortifier plusieurs muscles , sur lesquels nos leçons précédentes n’avaient en que très-peu d’influence 0
L’instructeur doit veiller avec soin à ce que ses élèves portent également sur les deux bras et les pieds.
viie. Exercice. « — Marcher sur les mains étant fixé par la pointe des pieds au câble ou à la corde isolee , les reins tendus.
La fig. 79 pî- n, représente le moment où l’élève va saisir Fobjet. Dans cette position, on doit tâcher de saisir avec la bouche, en allant à reculons, un objet quelconque , que l’on place à deux pas de l’endroit où pend le bout de la corde. Aussitôt que Fun des élèves est parvenu à saisir Fobjet indiqué , sans perdre l’équilibre , on éloigne ledit objet de quelques pouces de plus , et on exige que Félève , après l’avoir saisi, revienne sans tomber à Fendroit d’où il était parti. Cet exercice ayant beaucoup d’attraits pour les jeunes gens, Finstructeur doit veiller avec soin à ce que la distance de Fobjet, relativement au bout de la corde, n’outre-passe jamais la longueur spécifique de celui qui s’exerce; car si la distance de Fobjet à saisir surpassait la longueur du sujet , la ligne que son corps décrirait présentant une pente trop forcée , il pourrait , en se renversant , se blesser grièvement.
vme. Exercice. — Faire le sept , ou T équerre.
Assis à terre , on pose les mains tout près du corps , la paume de la main dans la direction des hanches , les doigts en dehors et bien joints. Dans cette position , on appuie fortement sur le sol, on s’enlève de terre en tendant les jambes, on soutient le corps en équilibre; et , sans toucher la terre avec le haut des cuisses , on porte les jambes tantôt à droite , tantôt à gauche.
ixe. Exercice. — Le tête à téta .
Ce genre de lutte est représentée dans là pl. y , llg. 5o , où l’on indique la position des lutteurs. Il s'agit de forcer son adversaire à céder du terrain, en îe poussant fortement avec la tète et les bras, un dessus et 1 autre dessous. Si le terrain est uni , les jeunes athfètes ont un avantage égal, qu’ils ne conserveront pas toujours , car l’un des deux parviendra, soit par force, soit par adresse , à faire reculer son adversaire ’, auquel il ne donnera pasîe temps deprendre pied , dès qu’il aura pu îe mettre en mouvement.
xe. Exercice. — Plier en dessus. ( fîg. 5 1 . )
Les deux champions , après avoir entrelacé leurs mains, joignent les deux genoux droits, et portent le haut du corps en arrière. Chacun s’efforce de renverser le oras gauche de son adversaire au-dessus du droit. Le genou agit de concert avec les bras. Ces mouvemens se font lentement , sans secousse ni roideur. Il faut avoir soin surtout d être bien assis sur les hanches , et de tenir les coudes et les mains aussi près du, corps que possible. Cette position 9 en contribuant à maintenir 1 équilibre , augmente beaucoup la force. On peut varier 1 exercice , en changeant dé genou , c’est-à-dire , qu au lieu des genoux droits , on peut employer les genoux gauches ; alors c’est la main droite que l’on force à passer au-dessus de la gauche. ;
xre. Exercice. — L'étreinte . (fig. 5a.)
31 s agît de se dégager des bras de son antagoniste * qui tient à brasse-corps j soit en introduisant ses rnams^
ïSo GYMNASTIQUE
les poings fermés , entre son corps et la poitrine du lut* teur opposé , soit en se glissant à force de reins jus* qu’aux épaules , et ensuite , par une secousse violente , parvenant à s’arracher des bras de son adversaire. Dans la fig. 52, la position de celui qui tient est fausse 5 il devrait avoir la poitrine collée contre celle de son adversaire , et la tête placée de façon que le menton pût s’appuyer fortement sur l’une des épaules ou la poitrine,
xiic. Exercice. — La lutte compliquée.
La pl. 8 réunit les différentes positions dans les* quelles mes élèves se trouveront quelquefois (1). Je ne les ai placées ici que pour exercer le jugement des jeunes gens et des instructeurs qui ont peu de pratique, Chacun d eux peut se représenter dans la position la plus critique, et se demander ce qu’il ferait dans un tel cas , pour se retirer de celte position , et même obtenir un avantage réel sur son adversaire.