‹ Gymnastique élémentaire, ou cours analytique et gradué d'exercices propres à développer et à fortifier l'organisation humaineChapitre 9 sur 53 · EXERCICES DES EXTRÉMITÉS INFÉRIEURES · texte numérisé non relu

EXERCICES DES EXTRÉMITÉS INFÉRIEURES

De la Marche , de la Course et du Sauf.

De tous les exercices gymnastiques, la natation exceptée , une marche aisee et d aplomb , le saut et la course doivent obtenir la préférence sur les autres , parce que ce sont les mouvemens les plus naturels à l’homme . et ceux dont nous avons le plus souvent besoin. Pour peu que l’on envisage les qualités physiques des jeunes gens que l’on destine h l’état militaire , où le succès des plus grandes entreprises dépend plus souvent de ia rapidité avec laquelle elles sont exécutées, que de la grandeur des forces qu on y emploie, 011 sera convaincu que la marche , la course et le saut , portés à un certain degré de perfection, doivent aplanir beaucoup d’obstacles dans les expéditions militaires , et procurer également, pour tous les états de la vie , un grand avantage à ceux qui se trouvent dans le cas d’en faire usage. Ce sont ces considérations qni m ont engagé à mettre en tète de mes exercices ceux qui sont généralement reconnus les plus utiles, les plus faciles a apprendre , et ceux qui contribuent le plus au développement des forces et à la conservation de la santé.

En parlant de la marche , j’entends ce mouvement gracieux et noble au moyen duquel le corps , qui se

transporte d'un lieu vers un autre, peut augmenter ou ralentir la rapidité de ses mouvemens sans déranger Féquilibre ni l’union des parties agissantes.

Marcher, c’est faire un mouvement progressif. Le corps reste un moment en station sur un pied , pendant que l’autre se porte en avant * on fait alors tomber le centre de gravité du corps, de l’un des pieds sur l’autre , etc. (i).

On pourrait m’objecter que tout le monde sait ordinairement marcher, quand des défauts de conformation ou accidentels n’y mettent point obstacle; mais, par ma propre expérience, et pour peu que l’on y fasse attention } on aura souvent 1 occasion de remarquer que l’on voit très-peu de personnes , quoique bien faites , qui possèdent en marchant le véritable aplomb , l’assurance et la dignité convenables. Ce mouvement bien exécuté fait apprécier, non -seulement la force du corps , mais plus qu’on ne pense peut-être, le caractère moral de l’individu.

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