‹ Gymnastique orthopédiqueChapitre 9 sur 12 · LA NATURE LEVAIT FAITE · texte numérisé non relu

LA NATURE LEVAIT FAITE

Depuis ce temps je perdis de vue M. de C. V*".

Plus d’une année s était écoulée, lorsque j’eus l’occasion de revoir M. de C.

je n’osai pas lui demander des nouvelles de sa fille. Ce fut lui qui me»

parla le premier , en m’annonçant son mariage prochain! «Quoi! » lui dis-je, étrangement surpris, «vous mariez votre fille dans Tétât. — Mais vous ne savez donc pas ?.... Qu’on dise que nous ne sommes pas au temps des miracles ! Les boiteux marchent droit, les bossus sont redressés!.... Niez donc le progrès à présent.... Mais trêve de plaisanterie, vous devez vous apercevoir à ma gaité que je ne suis plus réduit à aimer ma

ÎTLLE TELLE QUE LA NATURE ME h AVAIT

faite , je l’aime aujourd’hui telle que Mmc Masson de la Malmaison me Ta refaite. — Mais expliquez-vous donc, lui dis-je avec impatience. — Eh bien! mon ami, vous avez connu ma pauvre cillant, n’est-ce pas ? bossue, jaune, mai* gre, chétive et presque boiteuse , puisqu’elle Rivait une jambe plus courte ;

venez la voir, mon cher ami, je vous en prie, venez.

Je suivis M. de C. et chemin

faisant il me conta l’histoire de sa fille.

» Après nos tentatives orthopédi- » ques qui n’eurent aucun résultat,

» j’étais Lien décidé à ne plus rien en- » treprendre. Des circonstances impé- » rieuses m’obligent à un long voyage ; » pendant ce temps, ma femme, qui » avait entendu parler des établisse- » mens gymnastiques orthopédiques » ( qui guérissent les déviations de la » taillepar la méthode naturelle du mou» » vement ) de Mmc Masson de la Mal- » maison , se décida a tenter de ce côté ; » et à mon insu, elle confia ma fille à » cette dame, de correspondais active- » ment , surtout avec ma fille ; elle me- » crivait souvent, mais de son traite-

» ment gymnastique, pas un mot.

» Cependant je remarquais dans ses let- » très un enjouement et un développe»

» ment intellectuel qui n’était pas ordi- » naire. Ce n’était plus ce fond de nié- » lancolie et de tristesse, conséquence » de sa position. Quelle douleur en ef- » fet pour une jeune fille spirituelle, » de voir ses compagnes souvent belles, » bien faites, rieuses, courir et s’éhat- » tre avec joie, tandis qu’elle, a cet âge » où les organes veulent toujours être » en mouvement , est condamnée â se « traîner avec peine et presque tou jours » avec des béquilles, et â lire enfin sur » tous les visages la pitié qu’elle ins- » pire; car voilii^ mon ami, le triste état » dans lequel se trouvait ma pauvre » Anna.

» Après dix mois d’absence, je fus

» un jour invité a une soirée chez lui » de mes amis. Une jeune personne at- » tire mon attention. Mon Dieu! me » dis-je, comme sa physionomie me » rappelle celle de ma chère enfant ! plus » j'analyse ses traits, plus je lui décou- » vre de ressemblance avec ma fille. Je » ne puis me lasser de la regarder; je » suis ému , ému, . , . . Mais elle-même » sans doute s’est aperçue que je lacon- » sidérais. Comme elle me regarde aussi!

» elle a l’air inquiet; il y a quelque chose » dans son expression que je ne puis dé- » finir. Il faut que je m’approche pour » la voir de plus près. J’aborde le maître » de la maison, je l’accable de ques- » tions; il me fait des réponses évasives; » je n’avais pas l’ombre d’un soup- » çon. Pourtant je ne sais pourquoi j’é- » tais attiré vers cette jeune fille, Elle-

» même semblait me chercher; je m’ap- » proche d'elle , je lui parle ; sa voix me » remue rame. . . . . Allons donc! c’est ma >i fille ! elle était dans mes bras ; le trio- » nient d’après sa mère avait pris sa » place : la surprise, qu’on s’était pro- » mise en venant me trouver a quatre- » vingts lieues, n’avait pu se prolonger » plus long-temps.... Quelques jours » après j’exprimais , à Paris , toute ma » reconnaissance a Mmc Masson de la » Malmaison. »

Tout en me racontant l’histoire de sa fille, nous arrivâmes chez lui, et en la revoyant , ma surprise fut égale â celle que ce bon père avait éprouvée ; en effet , ce ne fut plus à mes yeux la même personne que l’année d’auparavant; il y avait presque seconde création.

Cet évènement vraiment extraordi-

naire excita ma curiosité ; je voulus visiter les établissemens orthopédiques gymnastiques de Mmc Masson de la Malmaison; je raisonnai avec elle de sa méthode , et je lui trouvai des connaissances exactes de l’anatomie, et de plus une expérience parfaite de son art. Ses exercices gymnastiques ont des résultats surs et rapides, et ne compromettent pas le système organique. Cette dame a combiné ses exercices d'une manière spéciale pour le redressement de tel organe, et pour telle affection chronique, et en exercices généraux pour l’ensemble td’une constitution plus ou moins faible.

Il est à désirer quon arrive à connaître tous les succès obtenus dans les établissemens de Mmc Masson de la Malmaison; on ne saurait trop les publier

a cause de la grande modestie de cette directrice qui ne sait rien demander à 1 intrigue.

Recevez, etc.

Doc teui -Médecin..

Ccilrc îut îioctair jfrrmtmar.

lettre

Dü DOCTEUR L ER MI NI ER*

Extrait d une lettre de M. le docteur Lerminier dans une cure quil obtint dans un des établissemens de Mmc Masson de la Malmaison sur la nièce d’un ambassadeur. Il lui écrivait : Si j’ai donné ma confiance à Mme de Masson de la Malmaison , c’est k des titres bien mérités. La supériorité de son système , sa méthode si douce, si facile , ont été approuvées par l’académie de médecine, et par plusieurs sociétés savantes.

Quoique femme elle a l’honneur

d’être membre de l’athénée des arts , des sciences et des lettres de Paris.

Elle a obtenu des récompenses et des médailles de sociétés savantes , décernées en séance académique, des rapports laits sur ses établissemens , et les suffrages les plus honorables de savans et de médecins. J’ai vu, monsieur, ajoutet-il, un rapport fait sur un de ses établissemens , et j’en ai extrait ce passage pour vous l’envoyer.

Les commissaires s’expriment ainsi :

« Nous pensons que cet établisse- » ment, qui est le seul dans son genre, » mérite toute la publicité possible par » son utilité, et Fauteur pourra se glo- » rifier d’avoir fait une découverte pré- » cieuse pour l’humanité. » Ailleurs on dit: « Vos commissaires, messieurs,

» ont été visiter d’autres gymnases » de la capitale ? ils y ont mis la plus » scrupuleuse attention , et ils pensent » que ces ëtablissemens ne peuvent pas » être compares à celui de Mmc Mas- » son de la Malmaison, parce que le » sien est spécial pour les déviations de » la taille des demoiselles , que ses ma- » chines sont confectionnées pour ce » sexe seulement, que les moyens » qu elle emploie sont plus doux et plus » appropriés à la délicatesse des jeunes » personnes; de plus, qu’il y a per- » fectionnement pour certaines maclii- » nés, et invention pour d’autres.

» En conséquence de la supériorité » des établissements de Mmc Masson de » la Malmaison , votre commission vous » propose de lui accorder :

» i° L’impression du présent rap- » port dans vos annales ;

» 2° La médaille comme récompense » des idées utiles.

t/tyne Ce iîtare et CBourjgcoie ?

Docleurs-Mcdecins de la ca|jitalc.

Paris, 24 Décembre 183i.

MAXSOM BOYAU BE LA LÉGIOM~»>HOMNEïma

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