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VOS corrections, pour être en état, si vous le jugez co venable, de me présenter au mois d'août.
J'envoie mes deux thèses à M. le Doyen de la Faculté.
Veuillez agréer, Monsieur, les sentiments de respect dans lesquels j'ai l'honneur d'être votre obéissant serviteur.
A SA MERE
r'Oitiers, 7 juin 1852
Je suis allé chez le recteur qui m'a dit que rien n'est changé au décret sur l'agrégation, il est indépendant de la loi qu'on va faire. Ainsi, pas d'agrégalion pour moi cette année. Je suis donc rejeté sur le doctorat, et le recteur d'ici a mes thèses pour les envoyer au Doyen de Paris. Rien à craindre. Il ne s'agit que de pure science et d'expériences nouvelles. L'examinateur, dans sa lettre, me reprochait des tendances dangereuses, j'ai adouci les endroits scabreux et je viens de lui écrire^ une lettre (( mielleuse et serpentine » comme dirait Sophie, à l'efTet de lui prouver que ma thèse est parfaitement vertueuse, composée pour la plus grande gloire de Dieu et du roi, et qu'elle a précisément des tendances contraii'es à celles qu'il blâme. Le seul danger est que j'apporte des idées entièrement neuves, et une théorie importante. Comprendront-ils? Ne s'efdiroucheront-ils pas de cette invention subite? Là est la question. Je t'écrirai dès que j'aurai la réponse.