‹ H. TaineChapitre 56 sur 160 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Norniiialion à Nevers. — Préparation des cours, de l'agrégation de philosophie et des thèses sur la Sensation, — Correspondance.

Une nouvelle existence non moins remplie que la première allait commencer en province. Le grand désir de Mme Taine et de son fils avait été qu'Iiippolyte Taine obtint un poste dans un lycée près de Paris, afin que la séparation fût moins grande et qu'il pût remplir plus aisément auprès de ses jeunes sœurs son devoir de chef de famille. Il souhaitait vivement aussi la proximité des bibliothèques et des grands centres scientifiques qui devaient faciliter la suite de ses études physiologiques.

Des amis s'étaient entremis à cet effet auprès du ministre, et parmi eux M. Guizot* lui-même, à qui son gendre Cornélis de Witt avait présenté le jeune Normalien. Mais les méfiances universitaires avaient prévalu, on désirait l'éloigner, et il fut nommé au collège de Toulon-; cédant à de nouvelles démarches, le ministre consentit cependant à lui confier^ la suppléance de pîiilosophie de Nevers, devenue vacante par la maladie du titulaire. Ce n'était qu'un collège, et le poste était considéré par ses amis comme très au-dessous de ses mérites. M. Taine dut en prendre possession

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