Voir p. 25, lettre du 21 décembre
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y COURESPONDANCE
A MADEMOISELLE SOPHIE TAINE
9 octobre 1855
J'ai la lùte cassée de mon Tite-Live. Je ne peux pas Tnchever ] je maudis le temps que j'y ai mis, le jour où j{* lai ctmçu, le jour où j'en accoucherai. — J'ai fait Waucoujî de visites. Je suis le reste du temps dans ma cliamhre, occupé à mon exécrable chose d'AcadL^mie,
Voyons ton œuvre*. Ta critique est très juste. Le Socrate est faux, ni historique, ni réel. Le pis est que M. de Lamartine l'abaisse; d'abord par les vers que tu cites : à quoi servirait d'être honnête homme si l'on n'était pais récompensé?... Toute la philosophie et la vie de Socrate tendent à prouver que l'honnêteté, comme la santé, est un bien excellent par soi-même, lion comme moyen, mais comme fin. — Ensuite par la faiblesse des preuves qu'il lui fait trouver: Socrate est un raisonneur très rigoureux, très subtil, qui traite la qm*stion ea géomètre avec une netteté, une précision qui mollirent le calme de son esprit. — Enfin par Texaltation qu'il lui donne : être exalté, c'est être fyihle. i-lelui qui est brave parce qu'il est hors de soi ii*est pas brave. Socrate a l'air de se battre les flancs pour mourir convenablement; dans Platon il fait la chose tout simplement, comme s'il allait dîner ou dormir,
1, Un devoir sur la Mort de Socrate de M. de Lamartine.
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