Kleist (Henri de), 1777-1811, auteur dramatique
.de
Teau, sur lesquelles parfois il jette une grosse pincée
de poivre.
5 mai
Une idée d^Hillebrand qui s'accorde avec la note précédente.
Pas d'écrivain, en Allemagne, comme Scribe, Paul de Kock, Pigault-Lebrun ou About (le Cas de M. Guérin, etc.), qui songe seulement à amuser, à faire passer une heure agréable ; or, c'est là tout l'emploi des simples talents, de la plupart des écrivains. — Le moindre littérateur ou romancier allemand a la prétention de mettre en scène, comme Gœthe, de grandes idées philosophiques, des vues sur la nature, l'humanité, la société. Dieu, la morale, etc. De là, ennui profond, quantité d'œuvres manquées, l'homme étant insuffisant ; c'est vouloir faire tenir le monde dans une bouteille.
Articles excellents dans Hermès^, l'un de Moramsen sur Glusius, document commun de Tacite (Histoire) et de Plutarque, pour la vie d'Othon et de Vitellius.
Voilà de la vraie philologie, exigeant avec une érudition minutieuse la sagacité, la finesse littéraire au plus haut degré. — Il s'agit d'estimer la valeur d'un historien, au lieu de l'admettre en bloc; on mesure son autorité, on remonte à ses sources, on devine délicatement l'auleur original d'après les concordances de deux récits transmis, puis on déduit de là la méthode de