‹ H. Taine; sa vie et sa correspondance (volume 4)Chapitre 34 sur 162 · Gréard, ibid., p · texte numérisé non relu

Gréard, ibid., p

2. Ibtd,f p. 149 : « Je yais lire Spinoza qui me semble ton maître.... Si je ne troute là rien qui m'ébranle, je m'en tiens aux doctriiies de ma dernière lettre et je leur dévoue ma vie.... Je cliâtie, j'achève et je publie les quelques pages que je t'ai annoncées ; résolu que je suis à mettre mon existence au service d'une idée pratique, au lieu de la consumer tout entière dans un long et rude voyage vers la lointaine vérité, i

J*arrive maintenant à ma réponse. J*aurais beaucoup de choses à te dire : mais je ne veux toucher que deux points :

1® En premier lieu, je vais te montrer en quoi diffèrent nos philosophies. Elles sont plus séparées que tu ne crois ; elles le sont même d'une façon absolue. Ton unité* ressemble à lunité d'enveloppement et d'indistinction où git chacun des mondes, lorsque tous les germes qui le composent sont confondus ; la mienne ressemble à cette unité d'harmonie, qui est celle du monde développé et vivant.

Tu prétends concilier et tu ne fais que détruire; tu sacrifies la loi morale à la loi du plaisir' en posant que le devoir de l'homme est de satisfaire les tendances de sa nature, ce qui est pur sensualisme et fouriérisme. Tu détruis la liberté par la nécessité, en supposant que le principe des actions de l'homme, c'est le grand fluide^ répandu dans son corps, et agitant les oi^anes, selon les lois fixes de sa propre nature, et la constitution de ces organes ; tu détruis Dieu, et tu mets à sa

1. Gréard, ibid., p. 146 : a L'unité radicale de l'homme et de toutes choses, l'identité fondamentale du plaisir et du devoir, de la liberté et de la nécessité, voilà ce que j'aurais dit si je savais manier comme toi cette divine langue de la philosophie, n

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