‹ H. Taine: sa vie et sa correspondanceChapitre 20 sur 104 · La ville du Mans avait été prise le 12 janvier · texte numérisé non relu

La ville du Mans avait été prise le 12 janvier

quer avec ta porlion envahie de la France. So " I lie chercher l'adresse de l'amiral AU rive à Galland' do faire insérer u imei. Son mari s'est sans doute as > lire ces annonces, qui sont Tréquen immencé à travailler un peu. mais 1 : manquent. Mes prévisions politiqt lien tristes, Bourbaki ne peut pas ava : Paris ne soit forcé de capituler. Je dire, sinon d'avoir courage, de p:

Nous nous soutiendrons. Avec de la ection, on vient à bout de bien des m

A SA HERE

Pau. 37 jas

une lettre de I<etorsay du 17 décen en plaisir. Elle m'est envoyée par M. I

France à Genève, qui m'offre son inlerméjr m'en envoyer d'autres, ma sœur peut ce moyen. J'ai écrit à H. Haye, mon traducindres, pour qu'il Tasse mettre dans le Times suivante : ( Prière à M. Washburne (Ministre -Unis) de vouloir bien envoyer la dépêche

A M. B., etc. i> Le Times arrive à Paris à

LA GUERRE i5

M. Washburne qui envoie obligeamment ces sortes de notes au destinataire.

Je n'ose faire aucune conjecture sur Tavenir, il me semble certain que Paris ne peut maintenant ni se délivrer ni être secouru ; il y a peut-être encore deux mois de vivres, Fartillerie prussienne sera-t-elle assez puissante pour faire entrer Tennemi de vive force? Même Paris pris, je crois que la guerre continuera. Je ne vois qu'une chance, le vieux roi tué par une bombe ou un franc-tireur, le czar mourant et remplacé par son fils qui déteste les Allemands et peut-être nous tendrait la main. La guerre continuant, Brest est-il en danger? J'espère que non, il est trop loin et les Prussiens n'ont pas de marine. D'ailleurs, je le crois bien défendu du côté de la terre. Informe-toi; en tout cas, si vous avez besoin de moi» je viendrai à Brest.

Tous les journaux étrangers louent et admirent la résistance prolongée de la France et de Paris. 11 est clair qu'on a sauvé l'honneur, et l'Europe nous est sympathique; mais ces sympathies sont sans elTet positif.

A SA MERE

Pau, 4 février

J'ai reçu une lettre de Chevrillon datée du 20 janvier, il allait bien, m'annonçait la capitulation prochaine. Remarquez que le 20 était le lendemain de la dernière

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sorlie, celle du 19. Je crois qu'à partir de ce moment te feu ennemi s'est ralenti, dous avons donc tout lieu de compter qu'il est sain et sauf; l'armée est prisonnière, mais reste à Paris; ainsi il ne sera pas envoyé eu Allemagne. Dans sa lettre, il medisaitque le général Péiissier l'avait proposé pour la croix d'officier et pour le grade de chef de bataillon, auquel, du reste, il avait droit par ancienneté. 11 avait déjeuné la veille avec Sarcey.

I^ambetta a promulgué une loi électorale injuste et dangereuse'; l'intervention malencontreuse de M. de Bismarck la fera passer. Eu ce cas, et dans le gècliis où nous sommes, quelle sera la Chambre? Depuis la ruine de Bourbaki, toute espérance est perdue ; s'il continue la guerre, ce sera en dépit du plus simple bon sens : nous n'en perdrons que plus de territoire et d'argent.

Marcelin et sa mère ont été malades à Toulouse, seuls, sans domestiques, presque sans argent. — Plus je vois de gens, plus il me semble que notre chance est passable; c'est une grâce que d'échapper à la ruine complète ou à la mort.

A SA MERE

Pau, 7 révricr

Los Prussiens en ce moment interdisent absolument

Ventrée de Paris, ils ne laissent que sortir, et peu de

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