‹ H. Taine: sa vie et sa correspondanceChapitre 25 sur 104 · Voir p. 53, lettre du 1" mars · texte numérisé non relu

Voir p. 53, lettre du 1" mars

2. Voir l'étude sur Ratine dans b« Noimeaux Efsaî» de Critique eld'llùtoiit.

3. U. Taine Dt en tout sii conrèrences sur ce sujet : CarneiUe et Racine, et lee Mœurs sous Louia JCIII et sous Louis Xt V.

1" Leçon. — Loi générale ; les peraonnagea du théâtre manifestent avec une exactitude supérieure les sentiments régnants. Dieux et héros chez turipide. personnages correspondants à Athènes en i20. l'ersonnagea dans Lope. Calderon, etc., et caractères en Espagne de 1600 k 1700. (Voyage de Hme d'Aulnoy; lettres de Mme de Villars.)

2* Leçon. — Les jeunes tiéros, les jeunes premiers, tes cavaliers dans Corneille et sous Louis XIII et la Froode, d'après les Hé-

3' Leçon. — Les dames et le? vieui héros dans Corneille el sous Louis XII[.

4" Leçon. — BioRTaphies et portraits de (kimeille el Racine, très bien préparés par leur caractère et leur vie à peindre ces deui mondes très différeuta. — Les jeunes premiers dans Racine el sous Louis XIV.

5* Leçon. — Le roi dans Racine et Louis XIV. — [ dans Racine et tes courtisans sous Louis XSV.

6' Leçon. — L'idéal dans Racine et dans la U>ui9 XIV. Deui sortes de talents et d'eicellences p ce théâtre el à cette société : 1" l'art de bien parler; délicat et discret [Reçue des cours tiltéraires du 29

rd si choisie et si cullîis respectueuse symtrompés par les appatribué l'iiiiiiative des quence, avec sévérité, Ils étaient revenus ii des sentiments plus équitables et tenaient avec soin la balance égale entre nous et nos adversaires; les aulorités universitaires d'Uiford en donnèrent une marque de plus l'jrsqu'ellcs désignèrent à la fois pour le titre très apprécié de n doctorin jure civili, honoris causa », H. Taine et le chanoine Dœllinger'. M. Taine reçut officiellement le grade le 8 juin. Rentré en France quelques jours après, il put enfin s'installer à Cliâtenay où les siens venaient de rentrer, et il y reprit le cours régulier de sa vie laboneuse et féconde.

A HA.DAME H. TAINE Dimanche 19 mars 1871, 10 ; lettre de votre père d'hier i fort empirée. — Nous somn ;au des Débats, qui est vide, les journaux, de causer avec i ne savons rien au juste. L'é

ne Jean-Joseph-Ignace Dtetiinger, c ISOO), chef du vieui cstholicisint fort de sa polémique contre le d ! et s'élait concilié, par l'indépend sjmpathies irès vives des protesti

avoir le di en l'air.

ont coupé les communications. Je viens de Toir le secrétaire général de l'Instruction publique*, il n'avait reçu aucune instruction de Versailles.

L'infanterie de ligne est très mauvaise, et fraternise tout de suite avec les émeutiers. Nous avons causé avec des gardes nationaux du premier arrondissement, à la Mairie. Ils ne pactisent pas avec l'émeute, mais refusent d'accepter d'Aurelle de Paladines', un chef nommé par le Gouvernement, ils veulent élire leur chef. — 11 y a connivence ou étourdissement général de ceux qui ne sont pas insurgés. Le siège de Paris a troublé, exalté toutes les têtes.

Barricades à Montmartre et autour de l'Hôtel de Ville; mais tout le reste de la ville, chez nous, les quais, rue Richelieu, rue Lafayette, les boulevards, etc., sont comme à l'ordinaire : gais, animés; marchands, femmes en toilette, enfants, groupes bavards, flâneurs.

J'ai vu quantité de personnes, l'impression est plutôt que ce gouvernement impromptu va s'user, que Montmartre est divisé en plusieurs factions, que les noms affichés sont des comparses indiquant l'hésitation des vrais chefs, Blanqui*, Flourens*, peut-être Victor Hugo, Louis Blanc. — Le danger est que les Prussiens qui sont à Saint-Denis ne veuillent entrer.

1. M. Saint-René-Taillandier, de l'Académie française (1817- 1879).

2. Le général d'Aurelle de Paladines (1804-1877), le vainqueur de Coulmiers.

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