‹ H. Taine: sa vie et sa correspondanceChapitre 31 sur 104 · UNE · texte numérisé non relu

UNE

urriers, ils n'airivenl pas, !St ilésorgantsé.

avis affiché dans les clieilide ne peut sortir de Patts. Gouniy', qui avail son id'peine et par une com- ;e de Sceau x-Ceinlure. —

Paris avant le rélablisse-

sse des pompes funèbres, se. Ils font des visites do- ;e les gardes nationaux du appliquent leurs décrets it saisi la maison des Jeont emprisonné Assi* qui lée. On peut estimer leur imes, dont quarante mille -vingt mille hommes au is les jours, surtout parla PUS très résolus, très irrihaut aux voyageurs qu'ils

es nationaux prisonniers à coup de sabre ; Henry' et

tvril et reliché le 11, devint

ibsieisnces. Voir page 64, iiol:^,

..„.i» de Pari», I, 108.

■s 1850, cliargé par la Commune de l'or-

90 CORUESPONDASCE

Duval* les généraux improvisés, prisonniers, Tun d'eux fusillé. Leur déroute hier a été complète. A Ghàlenay, ils se sauvaient jetant leurs fusils qu'on a portés à la Mairie.

Ils ont Yanves, Issy, Hontrouge. Ce matin, à 9 heures, ils étaient tout à fait chassés de Châtillon, qu'ils ont canonné toute l'après-midi. Du jardin, à 5 heures, j'entendais les explosions continues et les grincements des mitrailleuses. Je les crois refoulés dans Paris et dans les forts.- — Châtenay est à l'abri, mais ce matin leurs obus tombaient sur Robinson, tous les gens de zei endroit ont dû fuir.

Mes renseignements sont sérieux. M. Paul Flury revient de Versailles, Goumy et cinq autres de Paris pour la dernière fois.

J'ai rapporté de Châtenay quelques volumes. Ma vie est bien vide, et j'ai le cœur triste. J'essaie en vain de travailler. J'ébauche en pensée mon futur livre sur la France contemporaine.

A MADAME H. TAINE

Mercredi 5, Orsay

Les lettres manquent toujours : un de mes amis hier à Versailles a vu le bureau encombré ; on nous promet

1. Duval (Emile), ouvrier fondeur, né en 1830, membre de la Commission militaire, fusillé le 3 avril.

LA COMMUNE 9t

ane distribution prochaine, mais qui peut y compter? Pourvu que les miennes vous arrivent ! On n*ose me rassurer absolument. Demain j'irai a Versailles, à pied s*il le faut, plus probablement en voiture; mon beau-frère me conduira tout à fait, ou jusqu'à Saclé; je trouverai bien un fiacre pour revenir jusqu'à Jouy. — J'irai voir Libon, M. QuesteUde Wilt*.

Toute cette journée encore le canon a grondé, et toute la nuit dernière ; voilà soixante heures que cola dure; cette après-midi, sur la colline, on entendait surtout des feux de pelotons et des mitrailleuses; il semble que l'affaire est toujours vers Vanves et Chàlillon. Selon mes renseignements, les troupes sont pleines de résolution et d'entrain, les insurgés tirent mal leurs grosses pièces, les soldats ne prennent pas môme la peine de se garer, et rient. Hais comment, sans artillerie de siège, prendra-t-on les forts et l'enceinte ? M. Tliiers a attaqué, parce que les Prussiens menaçaient d'entrer ; s'ils l'avaient fait, l'Assemblée était à jamais discréditée et la République rouge sanctifiée. Onn*emploiera pas la famine, l'arrêt des vivres, car les cent vingt mille furieux de Paris commenceraient par réquisitionner tous les vivres pour eux, et les innocents mourraient de faim, lis viennent d'ordonner la levée en masse de tous les hommes de 17 à 35 ans; je crains pour votre petit Lucien*.

Deux cents mégères de Belleville ont voulu partir

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