‹ H. Taine: sa vie et sa correspondanceChapitre 36 sur 104 · Pour son Toyage en Anglelerre · texte numérisé non relu

Pour son Toyage en Anglelerre

Mais on ne peut rien prévoir ni décider d'avance. Sauf accident, Je compte toujours partir vers le 20 pour Oxford; cependant les choses peuvent tourner de telle sorte que je m'excuse et remette ce cours au mois de novembre.

Je t'avoue que cette incertitude me rend triste, j*ai peine à me secouer; je lis à la Bibliothèque, je me suis fait quelques relations ; mais Tanxiétéet le chagrin sont toujours là. — Je mange et dors bien, mais ma barbe a grisonné ; je voudrais avoir dix ans de moins maintenant que j'ai une famille et que l'avenir est si obscur. — Enfin il faut se résigner.

Pionan, sa femme, ses enfants, sa belle-mère sont encore à Paris, bien inquiets, mais pas trop inquiétés.

Le général de l'École polytechnique m'a proposé de laire aux élèves quelques leçons, mais c'est une pure corvée que je n'accepte pas. — M. Joseph Bertrand* part après-demain et m'écrira de Versailles. M. Vavin, qui s'y trouve, m'a écrit deux fois ; on peut croire à peu près aux dépêches. Mais l'ordre ne sera pas rétabli avant la fin de mai.

I . M. Bertrand était venu à Tours laire son cours aux élèves de l'École polytechnique.

Mon sic

Je compte ps mois; niais, dai des chemins de parfaite 1g Joui obligé si vous \ de l'Institul Ta pose à l'ouvertu

Les troubles m'ont empêché leçons à l'Écc moment, et à la après quelques

Oxford.

La préparation est maintenant presque complète, et je n'ai plus qu'à risquer l'expérience. Je souhaite qu'elle soit heureuse, et j'attache le plus grand pris aux renseignements que vous avez bien voulu me donner à ce sujet. Pour ce qui est du logement et de la vie matérielle, vous m'avez offert votre entremise, et vous pouvez mieux que moi décider ce qui est convenable. Mes goûts, aussi bien que les circonstances présentes, me font préférer un traiu de vie simple, et tout

ndrcs, je louais deux tsait mon déjeuner, vous êtes mon guide, eur.

, il me parait protroupes seront dans irgÉs seront conlinés jeau-père qui est ici 'amènera dans notre lonc tout à fait libre, alraordinaire, on ne ci dent, quelque malubite venait me sur- ^,.^^^.^ — «w,,.^, ...w.^w.,, jw ,„js écrirais, et je compterais sur l'indulgence du Comité pour m'excuser.

Agréez, je vous prie, monsieur, l'assurance de toute ma considération et de tout mon dévouement.

A MADAME CHEVBILLON

Tours, 11 mai J'ai écrit hier en Angleterre, pour dire que je partirai dans huit ou dix jours pour Oiford. La chose est plus difilcile que je ne le croyais. Tous les trains sont désoi^anisés et incertains. Je no puis obtenir un renseignement précis. Après avoir étudié L'indicateur et vec le directeur de la posle, je crois que le plus

court est d'aller à Versailles, de là par la diligence à Poissy, de là par Boueii et Dieppe à Newhaven. J'écris i au direclcur des bateaux à Dieppe, pour savoir si son \ service fonctionne toujours. Les lettres mettent près j de quatre jours enti'c Londres et Tours.

Les bombes des Hautes-Bruyères tombent en plein sur Autouy où uotre parent Cadet de Vaui' est en garnison.

CLevrillon est plus à même que moi de te dire les suites de la prise du Tort d'Issy. Le général deCourson * disait liier que cela était décisif, que les révoltés seraieul bientôt forcés de se rendre à merci.

Monsieur,

Je reçois en ce moment votre lettre si obligeante da 15 mai. Deux jours après l'avoir écrite, vous avez dû en recevoir une seconde de moi. Je vous mandats que j'avançais mon dépari, et que je serais à Oiford le 21 , alin de commencer le lundi 22. Je vois que l'époque de

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